désobéissance civile et apartheid social

Antifascisme
ou anti-capitalisme ?

Une interview de Roger NoŽl Babar
publiée par le magazine RésistanceS


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 L'interview de Roger NoŽl Babar que nous reproduisons ci-dessous, est parue dans le numéro 5 (hiver 1998) du trimestriel RésistanceS, la publication des résistants au fascisme et à la pensée unique.
 Le dossier de ce numéro porte le titre Démocratie ? En Belgique !
 Vous y trouverez des articles concernant la démocratie dans les domaines sociaux, politiques, des médias et bien d'autres.
RésistanceS publie également une interview du philosophe Pierre Ansay.
Pour en savoir + notre site internet.





 Roger Noël, alias Babar, anarchiste, éditeur-imprimeur, anime le journal Alternative Libertaire.
 Ce journal anarchiste, qui ne veut percevoir aucun subside tant il est jaloux de son indépendance, ne vit que de ses abonnements et de ses ventes.
 Fondée en 1975, Alternative Libertaire tente, au carrefour du mouvement anarchiste historique, de l'écologie sociale, du féminisme radical et du socialisme antiautoritaire, de développer des débats et des actions qui fassent avancer le "schmilblick" vers une société sans aliénation sociale, sans oppression politique et sans exploitation économique...

 - La Belgique fonctionne-t-elle selon vous de façon démocratique ?
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 Babar : La "démocratie" actuelle n'est qu'un mythe, car comme le disait si bien notre camarade Bakounine : « Tant qu'il n'y aura pas d'égalité économique et sociale, l'égalité politique ne sera qu'un mensonge ».
 Formellement, on nous dit que c'est le peuple qui décide de son destin mais, dans les faits, c'est une caste de professionels de la politique qui, via une série de procédures de représentation, décide à sa place. Et puis, à l'heure de la mondialisation, quelle est encore la part de pouvoir de la sphère politique nationale ou régionale... Une décision prise par quelques financiers à Wall Street a plus d'influence sur notre avenir que n'importe quel débat parlementaire...
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  - Seriez-vous prêt à vous battre pour la "démocratie" en Belgique ?
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 Babar : Aujourd'hui, nous vivons dans une "démocratie parlementaire représentative". Cela veut dire que tous les quatre ans le peuple est obligé d'aller voter (en tout cas ceux qui en ont le droit, les autres n'ont qu'à aller se promener...) et qu'entre ces deux échéances, il n'a plus que ses yeux pour pleurer car il n'a aucune possibilité de pouvoir démettre les professionels qui le représentent.
 Ceci étant dit, il est clair que nous préférons de loin vivre dans une "démocratie parlementaire représentative" que dans une dictature. Nos possibilités d'action, d'expression, de vie, de peser sur l'évolution de la société sont plus ouvertes dans une "démocratie" que dans une société totalitaire qu'elle soit d'extrême droite ou stalinienne... Décidément, oui, la "démocratie parlementaire" est une fiction !
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Un nouvel apartheid social
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 Ceci dit, les causes qui provoquent le développement de l'extrême droite aujourd'hui, sont intimement liées à la nature même du système... capitaliste dans lequel nous vivons.
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 Contrairement à l'image caricaturale véhiculée par certains marxistes, l'actuelle (re)montée de l'extrême droite n'est pas le fruit d'un "complot fasciste fomenté par la bourgeoisie contre la classe ouvrière"...
 Je préfère d'ailleurs parler "d'extrême droite" que de "fascisme" (qui est intimement lié à une période historique dominée par la panique organisée du "péril rouge") et peut-être même, celui de "populisme réactionnaire", dans le sens où cette résistible ascension se développe principalement sur les souffrances sociales de ce nous appelons les "petits blancs". Cette expression nous vient directement de la guerre d'Algérie où, rappelons-le, ceux qui ont été les plus féroces contre le mouvement de libération national, étaient surtout des petites gens qui perdaient tout dans cette indépendance, et non les grands bourgeois propriétaires terriens qui avaient déjà pris soin de revendre leurs biens pour racheter des domaines dans le Sud de la France ou en Corse.
 Poursuivant l'image, aujourd'hui, ce sont ces mêmes "petits belges", laminés par la crise sociale, qui forment la base électorale de l'extrême droite. Ce sont eux qui, dans les quartiers pauvres, sont directement en compétition avec les immigrés pour leur survie économique et sociale : pour la location d'un appart, pour une place dans la file de chômage, pour un boulot ou pour caser les enfants à l'école du quartier.
La seule façon de convaincre ces "petites gens", qui nous sont proches socialement, ce n'est pas de leur faire de beaux discours moralisateurs du haut des beaux quartiers, mais de répondre réellement à leur désarroi, à leur révolte et à leur mécontentement. Non pas, comme l'extrême droite, en désignant des boucs-émissaires, mais en mettant le doigt sur les véritables responsables de la crise sociale induite par la financiarisation à outrance de l'économie et par les restructions dues à la révolution technologique et à la mondialisation : la destruction massive du travail humain devenu non nécessaire.
Si pour accroitre ses bénéfices, le capital a de moins en moins besoin du travail de cette main d'oeuvre peu qualifiée, il faut oser désigner ceux qui profitent de cette restructuration : les capitalistes (ceux qui possèdent le capital) accumulent des bénéfices records !
 La seule façon de combattre contre l'extrême droite aujourd'hui, c'est de lutter contre les causes sociales profondes qui lui permettent de se développer : une société fondamentalement inégalitaire où les riches s'enrichissent toujours plus et où les pauvres sont rejetés dans des bantoustans sociaux, comme de vieux objets dont on n'a plus besoin.
Alors, tant que cela ne concernait que les marginaux, tout le monde s'en foutait, mais maintenant que cela touche la classe moyenne (le pilier politique de la "démocratie parlementaire représentative"), panique à bord, et cela donne le Front National qui vise les 20 % aux prochaines européennes en France.
 Pour en revenir à la démocratie, rappelons que le peu qu'il en reste dans le système actuel est le fruit des luttes que nous (et nos parents) avons menées : on ne nous a jamais donner quoi que ce soit sans que nous nous battions pour l'obtenir !
Ces acquis, nous devons continuer à les faire vivre, à les défendre mais surtout nous devons continuer à en conquérir de nouveaux.
Si certains se rendent compte que des libertés démocratiques sont aujourd'hui mises en danger, c'est avant tout... de leur faute (et de la nôtre).
Depuis trop longtemps, le mouvement social est dans un rapport de force particulièrement défavorable face aux partisans de l'ordre et aux nostalgiques d'un passé révolu. Ce sont eux qui malheureusement, avec ou sans la pression de l'extrême droite, tiennent le discours dominant dans la société, ce sont eux qui génèrent les "normes" actuelles.
 Si les libertés sont en danger aujourd'hui c'est parce que dans nos têtes nous sommes moins libres, moins en démocratie.
Nous avons trop intégré le discours de l'ordre et de ce fait nous sommes devenus moins aptes à imaginer les utopies qui doivent nous pousser vers l'avant.
Ce qui nous manque le plus, c'est d'avoir la tête dans les étoiles tout en gardant les pieds sur terre.
Historiquement, nous savons pourtant que la société n'évolue que quand des "fous" imaginent l'impensable.
La démocratie, par exemple, comme ces "fous" de sans-culottes qui se battirent en France, en 1789, pour une République de Liberté, d'Égalité et de Fraternité... face à une monarchie absolue de droit divin forte de plus de 1000 ans de domination.
 Par exemple, au-delà des manifestations-promenades-pétitions-respectueuses-à-nos-élus, le mouvement social doit oser, à nouveau, mener des réflexions et des actions plus innovantes et plus radicales.
À cet égard, ce qui se passe du côté du Centre social de Bruxelles, du Collectif Contre les Expulsions, du Comité Vottem ou du Collectif Chômeur, pas chien ! (pour ne citer que ceux-là) nous réjouit beaucoup car, concrètement, ils reprennent l'offensive, ils osent mener des actions légitimes sans se laisser enfermer dans le piège de la "légalité" (les lois sont faites pour être changées).
En un mot, ce qu'il nous faut aujourd'hui, c'est oser penser autrement que la norme sociale, oser désobéir, oser agir, oser se battre, oser lutter, oser s'exprimer et imaginer d'autres futurs.
 Sans jouer à l'ancien combattant, rappelons qu'à la fin des années 70, l'État détenait le monopole de la radiodiffusion; il était donc illégal, pour de simples citoyens de s'exprimer par ce média.
Nous trouvions cette limite à notre liberté d'expression inaceptable et à une poignée (nous étions trois au début), nous nous sommes organisés pour diffuser des émissions dans l'illégalité, nous avons eu des problèmes avec les flics, des saisies, des coups de matraque, des arrestations, des procès, etc. mais sur la ligne d'arrivée, nous avons gagné, la loi a changé.
Ce que je veux dire par là, c'est que pour conquérir ou faire vivre des libertés démocratiques dans la "démocratie parlementaire représentative", il faut avoir le courage et la volonté de mener des actions même si elles sont illégales.
Nos libertés ont été, sont et seront toujours le résulat de rapports de force et de notre détermination.

 - Croyez-vous qu'il y ait une réelle menace de prise de pouvoir par l'extrême droite ?

 Babar : Parfois, je pense que l'extrême-droite est un phénomène normal dans une société en mouvement, il y a toujours, dans la population, une frange ultra-conservatrice, réactionnaire.
Avant 1989, pour la canaliser, on lui jetait l'os du "péril rouge"... mais qui y croit encore ?
Leur angoisse du changement, leur crispation sur les "traditions" d'un passé nostalgique s'est donc réorientée vers de nouvelles peurs.
 Je ne pense pas qu'il y ait un danger immédiat de prise de pouvoir direct par les quelques rigolos d'extrême-droite que nous connaissons en Belgique francophone.
Ce qui m'inquiète, c'est leur capacité à pousser et à obliger (symboliquement) les partis de la droite traditionnelle à prendre en compte leurs discours et à les relayer dans les institutions.
N'oublions jamais qu'en Allemagne en 1933, l'extrême droite n'arrive au pouvoir que grâce à une alliance avec la droite traditionnelle (d'où l'extrême dangerosité d'un type comme Bruno Mégret par rapport à Le Pen).
Dans ce domaine, un signe inquiétant est le vote du décret Suykerbuyk, moins sur le fonds que sur le fait qu'un interdit moral ait été transgressé : les parlementaires du CVP ont mélangé leurs voix avec celles du Vlaams Blok...

 - Justement, il est important de ne pas se focaliser sur l'extrême droite, mais d'être vigilants quant aux nombreuses dérives des partis traditionnels. Quel est votre point de vue ?

 Babar : D'abord, quelques questions.
Dans le processus actuel de mondialisation de l'économie, quelle est encore la part du politique, de l'État-nation, dans l'élaboration du devenir d'une société ?
Quelle est encore sa légitimité ?
Comment l'État peut-il encore se présenter devant la population en affirmant qu'il l'organise et la défend alors que des règles supra-nationales suppriment les acquis sociaux locaux (voir les négociations sur l'AMI, le FMI, l'OMC...) ?
 Exclu de la sphère de décision économique par des cénacles multinationaux dont il devient de plus en plus le larbin, l'État n'a plus d'autre choix que de se replier sur ses fonctions régaliennes de maintien de l'ordre.
Dans cette conjoncture, le danger d'une dérive autoritaire pour imposer le nouvel ordre mondial aux populations n'est pas à exclure.
Le danger autoritaire se situe plus aujourd'hui dans l'appareil d'État que dans les groupuscules d'extrême droite. Ce ne sont pas des "fascistes" qui expulsent les sans-papiers mais les très socialistes ministres de l'intérieur de France et de Belgique !
 Il me semble que l'"antifascisme" de certains milieux d'extrême gauche se trompent d'ennemis, quand il n'est pas purement et simplement manipuler par certains milieux du PS (du social-libéralisme), qui en agitant l'épouvantail de "la démocratie en danger", canalisent l'énergie protestataire d'une jeunesse qui autrement, se dirigerait contre sa propre gestion...
 Le véritable danger autoritaire se trouve aujourd'hui, dans les structures mêmes de l'État et dans les partis "démocratiques" qui avalisent le nouvel ordre mondial et anticipent les attentes du populisme réactionnaire.

 - Pourriez-vous nous décrire le modèle de société démocratique selon les anarchistes ?

 Babar : D'abord, des revendications transitoires applicables immédiatement.
 En un, la suppression du vote obligatoire.
Un droit, une liberté (comme le bonheur ou le meilleur des mondes), ne peuvent être obligatoires.
Chacun doit avoir la possibilité de poser un geste de défiance global en refusant de participer à une prise de décision.
C'est une question de liberté démocratique.
 En deux, nous voulons remettre la délégation de pouvoir sur sa tête.
Aujourd'hui, dans le rapport entre le mandaté et le mandant, c'est toujours le premier qui détient la position de force.
C'est absurde.
Nous voulons que le rapport s'inverse et qu'il soit clair qu'à tout moment ce sont les mandants qui fondent les décisions et non la nomenklatura des mandataires.
Ainsi, on pourrait imaginer un mandat impératif où les représentants soient mandatés pour une tâche précise, un mandat dont ils ne soient pas les propriétaires (comme ces parlementaires qui changent de formation politique en cours de législature).
Cela permettrait de pouvoir contrôler ceux à qui ont a donné mandat.
 Dans le même ordre d'idée, nous revendiquons la possibilité de pouvoir révoquer un représentant à partir du moment où ses mandants estiment qu'il sort de son mandat.
Sans cela, vous continuerez à signer des chèques en blanc à des mandataires que vous ne contrôlerez pas et nous continuerons à dénoncer "le cirque électoral".
 Pour les libertaires, la base de toute société est l'individu (et son autonomie) : on ne fera jamais le bonheur des masses si on ne fait pas le bonheur de chacun des bouts de masse en particulier.
Nous estimons que les citoyens sont des adultes majeurs et responsables et qu'ils n'ont nul besoin d'être cornaqué par une autorité qui s'arroge le droit de les censurer et de réglementer leur liberté... pour autant que celle-ci n'écrase pas celle d'un autre individu.
Mais, et c'est une différence fondamentale, contrairement à ce que disent les libéraux et comme le disait si bien le camarade Bakounine « La liberté d'autrui, loin d'être une limite ou la négation de ma liberté, en est, au contraire, la condition nécessaire et la confirmation ».
Si pour nous, le noyau de base est l'individu, nous pensons que celui-ci ne peut s'épanouir que dans la solidarité, dans la collectivité, dans l'entraide, parmis ses frères.
C'est une banalité de le redire, mais l'homme est un animal social qui n'a survécu que grâce à l'entraide (voir les textes de Kropotkine à ce sujet). Politiquement, cette association solidaire d'individus libres se traduit dans le fédéralisme libertaire par l'autogestion.
C'est-à-dire dans une société qui soit organisée horizontalement par la fédération libre des individus en collectifs de base, puis, d'échellon en échellon, par la libre fédération des collectivités locales, régionales, continentales, mondiale.
Autonomie individuelle, solidarité et entraide entre égaux, autogestion et organisation horizontale, fédéralisme libertaire sont les maîtres mots de notre projet.
  Contrairement aux sociaux-démocrates ou aux écolos, nous pensons que l'État est fondamentalement une structure d'oppression... quelle que soit la couleur de la cerise sur le gâteau.
La fonction première de l'État n'est pas de "redistribuer" ou de favoriser des liens égalitaires entre des individus libres, mais bien de gérer des rapports de force, des rapports d'exploitation économique et de domination sociale dans la société.
Comme le disait le camarade Proudhon dans son Idée générale de la révolution au XIXe siècle, « Être gouverné, c'est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n'ont ni titre ni la science, ni la vertu... Être gouverné, c'est être, à chaque opération, à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, apostillé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé. C'est, sous prétexte d'utilité publique, et au nom de l'intérêt général, être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concusionné, pressuré, mystifié, volé ; puis, à la moindre réclamation, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garrotté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré. Voilà le gouvernement, voilà sa justice, voilà sa morale ! Et qu'il y a parmi nous des démocrates qui prétendent que le gouvernement a du bon ; des socialistes qui soutiennent, au nom de la liberté, de l'égalité et de la fraternité, cette ignominie ; des prolétaires qui posent leur candidature à la présidence la République ! ».
 Nous pensons donc, que pour vivre dans une société réellement démocratique, il faut supprimer l'État et créer une structure nouvelle qui repose non plus sur la peur de la répression (armée, police... l'État ne s'arroge-t-il pas le monopole de l'utilisation de la violence... jusqu'à l'arme nucléaire ?) mais sur la libre adhésion et sur le débat entre égaux.
 Pour terminer, soulignons que, pour nous, l'exigence démocratique ne se limite pas à la sphère politique (politicienne ?) mais s'étend à tous les domaines de la vie, à tous les rapports humains : hommes/femmes, enfants/parents, jeunes/vieux, locaux/immigrés, nord/sud, manuels/intellectuels...
 Par exemple, quand nous critiquons le salariat, c'est non seulement le rapport d'exploitation économique que nous combattons (le vol de la plus-value), mais aussi la relation de domination autoritaire.
Car le salariat, c'est non seulement vendre sa force de travail, mais aussi (surtout) accepter toutes les règles d'obéissance à la hiérarchie, vendre ses bras ou sa tête mais aussi sa liberté et son autonomie.
 Il n'y a pas d'endroit moins démocratique, dans une société capitaliste, qu'une entreprise !

 - Quelles seraient les solutions pour arrêter la progression de l'extrême-droite ?

 Babar : Pour commencer, que chacun à son niveau (au travail, dans la famille, dans son club de foot...) réapprenne à réfléchir par lui-même.
Chaque fois que le discours commun de l'ordre s'impose à un individu comme une évidence indépassable, c'est un peu de l'extrême droite qui a gagné.
Nous devons arrêter de nous complaire dans cette situation "qui pourrait être pire après tout".
Il nous faut nous remettre en mouvement pour réaliser à nos aspirations profondes.
Que chacun se pose la question du sens et de la finalité.
Je pense qu'à ce moment-là, l'extrême droite aura perdu d'avance car elle ne pourra plus manipuler ces hommes libres, comme elle le fait d'habitude, avec ses troupes composées de petits soldats qui obéissent au Chef, à l'Ordre et à la Bible.
 Nous devons retrouver les chemins d'une véritable émancipation !

Roger Noël Babar


Propos recueillis pour RésistanceS
par Christine Mathy


La résistance anarcho-syndicaliste allemande au nazisme


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