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LA CHRONIQUE DE CHIQUET

Nouvelles
des bas-fonds

Chiquet Mawet
désosse l'actualité.

Côté Nazi, calme plat...

Faut jamais s'exciter, tout rentre dans l'ordre, on ne saura bientôt plus si Haider est une marque de chocolat ou un joueur de foot.

À force de se donner au spectacle, nos Capitaines Fracasse locaux se sont emmêlés les pinceaux au point de devoir publiquement se repentir de leurs "fautes de goût". C'est Louis qui l'a dit : l'aurait pas dû se laisser emporter par son tempérament et fustiger le ski en neige autrichienne.

Inconvenante gesticulation, certes, mais qui part, à n'en pas douter, d'excellentes intentions électorales. Où ça bave, c'est que l'effet boomerang bien connu des sportsmen aborigènes nous a ramenés brutalement sur le nez que tout ce qui était reproché à la coalition viennoise se pratiquait chez nous sur un grand pied depuis pas mal de temps. Faudrait peut-être que la RTBf pense à programmer un face-à-face entre notre Ministre de l'Intérieur et celui des Affaires étrangères. Avec le Commandant de la gendarmerie comme arbitre, ça pourrait être assez farce.

Mitrovica,
le pont de la haine

À force, on finit par devenir vraiment méchant... En feuilletant le journal qui fait autorité chez les francophones pensant juste et prenant le vent comme il vient, je contemplais pour la ixième fois une ixième photo des affrontements entre Albanais et Serbes aux abords du fameux pont qui partage la ville en zones ethniquement égouttées. Pour cause d'itinéraire privé, tout ce qui concerne la Yougoslavie me fait d'habitude affreusement mal. Et bien là, rien. Pire, de l'exaspération. Comme devant une publicité qui vous monte au nez. Je regarde les visages : de part et d'autre de la KFOR, mêmes tronches, mêmes expressions haineuses de supporters de foot au bord de l'affrontement. Pas une femme, évidemment. À la maison ou ce qu'il en reste, en train d'essayer de rassembler de quoi faire bouillir la marmite et habiller les mômes. Ces cons se ressemblent comme de vrais jumeaux et ne rêvent que de s'entre-tuer. Mais qu'est-ce qu'elle glande la Kfor, au fait ? Qu'elle se tire au bistrot et puisque c'est ça qui les fait bander, que ces enragés de la castagne se rentrent dedans et qu'on n'en parle plus.

Les robots
du troisième millénaire

En 1999, Fr3 diffuse un document étonnant : Le cartable de Big Brother. Étonnant, mais qui n'essouffle apparemment pas grand monde, l'horreur révélée n'a donné le hoquet qu'à quelques passéistes finalement assez raisonnables.

On y apprend que le directeur général de Petrofina, bombardé par l'Université Catholique de Louvain docteur honoris causa pour le bien de la sienne, fait partie d'un club très sélect, La table Ronde des Industriels, regroupant 47 patrons (cf. Gérard de Sélys [1]), charpente d'un groupe de pression occulte qui a entrepris une guerre sans merci aux services publics, notamment à l'enseignement, et "étudie", entre autres, les nécessaires relations entre entreprises privées et universités et comment les installer dès l'enfance.

Le groupe déploie sa stratégie à tous les niveaux : CEE, communes, régions, OCDE, chez nous Communauté française, etc., institutions auxquelles, aidé par les gouvernements aux ordres, il impose sournoisement la destruction du service public au profit d'une privatisation des formations par l'intermédiaire d'Internet.

Une propagande disneyland, destinée à appâter les esprits faibles, propose par exemple l'image d'enfants devant des ordinateurs. On leur demande s'ils préfèrent être à l'école sur un banc devant le prof ou bien à l'aise derrière un écran. Ben, derrière l'écran, tiens : l'ordinateur se fout de si on travaille ou on se marre. Pas de sanction, pas de contrôle, le pied.

Juste après cette sympathique espièglerie, image de vieille. Si vous ne saisissez pas la coupure, votre inconscient l'a happée. Dans la suite, vous n'y couperez pas, la vieille se flashe chaque fois qu'il faut rappeler au peuple que le premier devoir du citoyen, c'est d'être dans le coup, les vioques à la casse.

À Seneffe (sous la houlette de Bufquin, si les souvenirs de mes lectures sont bons [1]), taux de chômage de 30%, Petrofina investit dans des écoles fondamentales pauvres, leur amène des ordinateurs, des robots joueurs, des machines. Plus de notions d'apprentissage, on ne s'occupe pas de l'acquis de l'élève, les gosses jouent. C'est ce qu'on appelle de l'auto-formation. Les parents avisés achèteront les cours, après s'être fendu de l'équipement ad hoc pour que bébé complète sa formation à la maison. S'ils ont le blé pour. Et s'ils ont un peu de plomb dans la cervelle, ils s'appliqueront à mettre au point un plan d'investissement à long terme. Rien ne se démode plus vite en effet que les ordinateurs, leurs modes d'emploi et leur langage. Sans oublier les notes de téléphone. Le juteux supermarché de l'école Internet gagne les territoires inexploités d'une planète naufragée, les enfants vont enfin cesser d'être le produit d'obscurs et malencontreux hasards pour devenir la limpide évidence du tas de pognon que les parents consentiront à miser sur leurs têtes.

Les formations sont calibrées en fonction des besoins des entreprises : voici venu le temps des apprentis tournevis. L'agence Havas parle à juste titre de produits en information. À vendre.

Comme il se doit en démocratie libre marché, on va passer la parole à un contestataire éminemment bien élevé, Philippe Meirien, spécialiste en pédagogie. Selon ce brave cur, faudrait pas confondre formation et éducation. Quand on éduque, et bien, il faut un but, une progression des exigences, une méthode, une réflexion d'homme à homme, un contact de personne à personne.

Bien entendu, le club des 47 se fout de l'éducation comme de colin-tampon, ça relève de la famille et la famille c'est aussi sacré que le pognon, faut pas chercher à savoir comment ça se reproduit, c'est le droit à la vie privée.

Et puis quelle liberté, quelle facilité : avec Internet, vous débarquez au cur de la grande université virtuelle. Accroché à votre écran, vous voilà en communication avec les marques les plus prestigieuses, de Bordeaux à Harvard. Solitude intégrale de l'internaute émerveillé devant le prestige d'un label universellement reconnu, le savoir, on s'en fout, c'est pas ça qui fait que ça rapporte. Plus de liens, la société vivante s'efface, c'est ce qu'elle a de mieux à faire, des fois qu'au fil d'une conversation en direct, des péquenauds en viennent à se poser la question du pourquoi d'une telle activité évoquant furieusement un trouble obsessionnel compulsif, TOC pour les intimes ...

Tadaaa, tagada, gaffe, voilà Édith Cresson et avec elle toute la Commission européenne qui débarque : Nous devons être compétitifs avec les USA. Puisque le traité de Maastricht encourage l'éducation à distance, il faut défendre et encourager ce marché-là. La pertinence de la formation, c'est l'entreprise. En conséquence, on va donner des formations utilisables sur le marché. La seule valeur, c'est l'industrie. Il vaut mieux se spécialiser dans une matière plutôt que de perdre son temps dans l'enseignement général.

Point à la ligne. Est-ce bien utile, en effet, que les futurs pistons de la Grande Machine torturent ce qui leur reste de méninges à essayer de comprendre dans quel monde ils vivent et pourquoi et comment et si des fois, il n'y aurait pas quelques points de détail à revoir ?

Meirien, proteste, c'est dans sa nature : défendons et protégeons, nous conjure-t-il, l'école républicaine, ses valeurs d'égalité, de fraternité, de tolérance, à bas le marché aux effets pervers, Internet, c'est que pour les riches, à preuve : aux USA, Internet fait 100. 000.000 d'abonnés, en Europe 22.000.000, en Afrique 1.000. 000. En marchandisant l'école, ce sont 100.000.000 de millions d'enfants qui se voient refuser l'accès à l'école.

Ceux qui se prennent encore pour des personnes et vivent dans l'illusion que leurs enfants en sont aussi en conviennent.

Peu conciliante cependant, la réalité conserve l'inconfortable consistance du granit : les parents qu'ont pas les moyens ou pas d'idée n'ont qu'à s'en prendre à leur folle jeunesse ou à leur QI, et pour leurs enfants, c'est comme disait Bouddha, quoiqu'on fasse, leur karma les retrouvera où qu'ils se terrent.

Au bout des formations, évidemment, il y a l'utilisation des compétences acquises. Faudrait quand même voir à ce que ce tas de nouilles soit rentable. On va vous ficeler un truc diabolique que les patrons n'auront qu'à se baisser pour ramasser. Ça s'appelle la carte magnétique de cursus d'accréditation. On établit un standard pour juger l'ensemble des candidats européens, et surtout, s'il vous plaît, pas de débat sur la place publique, savoir tenir sa langue fait partie de la nouvelle culture du merchandising. Cette carte B à puces B garde la trace de tout le cursus de chaque individu et doit être régulièrement présentée aux décideurs occultes qui gouvernent désormais la vie des gens et contrôlent tout. Le système est déjà en place à l'Université de Cambridge et à celle de Marseille où les bienheureux élus sont porteurs d'une carte européenne de compétence. Le prof de math à Bordeaux, monsieur Boudine, nous explique sans rire qu'il y a 4 niveaux de compétences, et selon ce que l'élève a été conditionné à désirer, il n'a qu'à se pointer dans un des centres d'accréditation agréé où il passe les tests requis et où ses résultats sont directement imprimés sur la carte.

Au bout de sa "formation", en même temps que des centaines, peut-être des milliers de concurrents, l'impétrant se présentera chez un éventuel employeur, la carte tendue à bout de bras. Le patron n'aura qu'à touiller dans la masse jusqu'à ce qu'il pêche l'instrument adéquat. On ne parle pas déjà de tatouage, mais ça viendra.

Selon le ministre Allègre, qui n'est pas d'accord du tout, c'est la volonté ultralibérale des faiseurs de pognon qui est en train d'accoucher là d'un rêve totalitaire. Le diplôme ne sanctionne plus un savoir, il équivaut simplement à un niveau, très bas. Plus de méta-compétences, plus de synthèse, on ne collabore plus, on n'échange rien et surtout, on ne cherche pas. C'est la nouvelle inquisition.

Inspirée par les 47 crétins de la Table Ronde, la Commission européenne propose des QCM par ordinateur pour la médecine. Cresson concède : on ne va pas le faire sans les enseignants.

Nous retrouvons ici l'universelle règle des trois tiers. Un tiers des profs craignent, un tiers a compris qu'il vaut mieux être d'accord B il a intérêt à se former en vitesse B un tiers est enthousiaste. On liquide ceux qui ont peur ou, si on est bon et qu'on a le temps, on attend qu'ils soient pensionnés. Ceux qui ne marchent pas, on les vire.

Allègre est de moins en moins d'accord : selon lui, l'Europe est unanime, il faut résister. C'est-à-dire avoir un droit de regard sur ce que les USA et les grands groupes proposent. Un droit de regard, c'est pas la mer à boire.

Pédagogie bancaire et simple humanité étaient sur un bateau, humanité tombe à l'eau, qu'est-ce qui reste ?

Lauretta, mon amour

En feuilletant un magazine consensuellement illustré, il doit s'agir du Vif-L'Express, dans son complément Week-End merde glacée (si l'un d'entre vous avait la référence, ça me ferait bien plaisir (je l'ai bazardé par erreur), en feuilletant donc cet extra tout-à-la-publicité et un zeste de rédactionnel pour justifier l'aide à la presse, je tombe sur l'invraisemblable face-à-face entre Laurette Onkelinx et l'acteur Huster, séducteur professionnel. Ma chatte, un truc pareil, c'est du jamais vu et pourtant, j'ai vécu. Et je te ronronne, et je te miaule, et je me roule devant le beau mâle qui me dépiaute. Fragile et tendre et douce, c'est une catastrophe que vous soyez entrée en politique, assène le macho et notre petite fille perdue ouvre de grands yeux tristes : on ne lui a jamais dit des choses comme ça, mais qu'à cela tienne, sourire tremblant confirmé par les photos, Huster au doux scalpel dévoile les facultés d'émotion qui la minent, qui la brûleront, elle si visiblement faite pour autre chose.

Les yeux vous tombent des orbites, devant des choses pareilles. Mais qu'est ce qu'elle a sous la permanente, la Ministre ? Qu'est-ce qu'elle cherche ? Qu'est-ce qu'elle croit ? Un ami mal intentionné lui aurait-il soufflé qu'elle faisait un peu trop acier inoxydable façon je te vire quatre mille enseignants et je rapporte les milliards aux mai-maîtres, et qu'il serait temps de faire passer d'elle une image plus voluptueuse dans les citrons électoraux ?

Enfin, même si elle manque de goût pire qu'une rombière, elle s'habille chic tout de même.

Pinochet, le retour

Après un repas bien arrosé, Jésus dit à Augusto : Prends ton grabat et va enseigner les Nations. Et Pinochet lève sa canne et sous les applaudissements cadencés de la Garde d'honneur prend la tête de la marche militaire qui désormais accompagnera son pèlerinage.

Enseigner les Nations, il ne fait que ça depuis que le Très-Haut l'a dépêché à la tâche, ce n'est pas un tour de piste supplémentaire qui va le mettre sur le flanc. Pour être tout de suite dans le ton, il commence par pardonner à ceux qui sur le vieux continent pourri l'ont fait chier comme pas permis. Les Grands Britains qui comptent ne sont pas certains que c'est bon pour leur image. Sur un clignement de cil de l'ami Blair, le ministre Straw envoie dare-dare un télégramme secret à Pinochet : Si son Excellence voulait bien ne pas trop la ramener, parce qu'ici, on finit par avoir l'air d'avoir l'air et c'est pas bon pour notre teint. Pinochet lit le télégramme et l'expédie dans la corbeille à papiers qui ne le quitte jamais. Straw, Blair et tous ces sales cocos qui n'ont pas les couilles d'en finir une fois pour toutes avec la liturgie sacrilège de l'impardonnable péché marxiste ne méritent pas une pensée. Qu'ils crèvent. Cependant Jésus veille : ils crèveront à l'heure des Judas, pas avant, pas après. Tout dans notre univers a sa raison d'être au moment voulu, c'est un mystère en quatre dimensions.

Aux dernières nouvelles, sous le bienveillant patronage du président socialiste, Ricardo Largos, fraîchement, mais tout juste embarqué par les électeurs (51% des voix), l'autorité médicale chilienne supérieure en la personne du Juge Guzzman aurait recommandé au sénateur à vie de prendre du viagra pour honorer sa dame. Un petit Pinocchio serait attendu pour les prochaines fêtes de Noël.

C'est tout de même plus convenable que Mathilde qui va pondre son uf pile neuf mois après des vux de vierge qu'on est en droit de se demander qu'en est-il exactement.

Les accidents,
ça tache et ça suicide un max

Chez Splintex, à Fleurus, quand un ouvrier perd quatre doigts à la machine, on la laisse tourner, ça se nettoie mieux et surtout plus vite.

Mieux vaut n'y pas faire un infarctus parce que le collègue au four n'a pas que ça à foutre, la ligne continue à tourner et de toutes façons, question emploi, le mec à terre est bon à jeter.

Selon la rumeur, les candidats au suicide se multiplient. Ceux qui ont un peu de savoir-vivre font ça à la maison : ça fait chagrin d'amour ou andropause mal vécue et ça agrée les magistrats préposés à ce genre d'affaires.

Ce n'est pas dans les Niouzz que nos chers petits risquent d'entendre des horreurs pareilles. Elles sont opportunément stockées par la presse stalinienne, c'est bien dommage, mais c'est comme ça. La manière dont tout le monde se fout de ce qui arrive aux damnés de la terre me coupe le sifflet. On ne devrait parler que de ça, descendre dans les usines, squatter les équipements, y atteler les patrons et le personnel de maîtrise et tournez, chevaux de bois, jusqu'aux moignons, jusqu'à la folie, jusqu'à plus soif. Bande de sales cons.

L'uranium
n'enrichit pas n'importe qui...

Le Pentagone ne ménage ses pioupious que dans la mesure où leur mort en plein ciel pourrait rendre un tonus malvenu à l'adversaire.

La propagande irakienne nous avait bassinés avec les effets monstrueux des frappes chirurgicales à l'uranium appauvri : enfants aux membres difformes, condamnés à une vie larvaire, inutile de donner dans le détail, ce n'est soutenable que pour les experts. Alors qu'il eût été si simple, bon sang, de débarrasser les USA de Saddam après qu'il ait servi. Je ne suis pas raciste, mais c'est pas un péché de le dire, ces Arabes sont bouchés à l'émeri. On va pas pleurer non plus sur les Yougos et les Kosovars qui s'en sont pris plein les gonades et continueront à baigner dedans et à en mourir : pour chiffrer scientifiquement le total, faudra laisser passer quatre milliards d'années et des poussières en attendant le décompte définitif des Albanais génocidés que Madame Del Ponte, procureur du Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie, ne veut absolument pas limiter aux 2108 cadavres identifiés (si Dieu le veut, on reprendra le travail au printemps, que ça dégèle un peu et que tout le monde oublie).

La radioactivité appauvrie contamine donc opportunément le merdier balkanique, mais pour en revenir à nos oignons, ô divine surprise, les enfants des GI, nés après leur retour au foyer. Consultés, les spécialistes s'interrogent sur la présence d'uranium 236 dans le sang des papas. Et là, l'armée ne veut rien savoir, c'est le no comment sur toute la ligne et la destruction d'archives compromettantes au cas où.

La chair à canon amerloque n'est précieuse à ses chefs que quand elle vend. Si elle se met à coûter, n'a qu'à crever.

Ben ça alors !

Alors, Haidi, on se tire ? On nous quitte ? Pour une fois qu'il y avait du schproum un peu hors train-train !

Ne désespérons pas, ce n'est sûrement qu'un au revoir. Schüssel fait secrètement dans sa culotte, mais c'est un homme distingué et il ne voudrait pour rien au monde incommoder son entourage. Évidemment, il y a l'odeur. Bah, on s'habitue à tout. Et puis mieux vaut matelasser l'endroit pour amortir le pied au cul qui se prépare selon le canevas en usage et cousu de câble blanc.

En attendant, Jörg-Jörg va pouvoir se refaire une beauté en Carinthie. Parce qu'on a beau dire, regardez les tous : rien ne vieillit plus vite et plus mal qu'un(e) politicien(ne) à haute responsabilité. Z'ont beau se faire tirer les fanons, peler la tronche, siliconer les fosses, le faciès émerge, requin impitoyable, qui happe tout ce qui restait d'humain. On verra ce qui restera dans cinq ans de VLD, notre juvénile lapin blanc. Pour résister à ça, faut une âme d'airain ou mieux, pas d'âme du tout et un cur de robot : Dehaene, par exemple. Prend pas une ride. C'est pas comme... allez, entre femmes, je ne vais pas être méchante.

Pour ceux que ça intéresse

Après avoir été patiemment sanctionné et suspendu un certain nombre de fois, Gérard de Sélys, auteur d'ouvrages d'investigation exemplaires [1] sur le braquage du secteur public par les maîtres du marché et par ailleurs le seul journaliste radio de la RTBf capable de vous ficeler un journal cohérent, critique et éclairant, vient d'être viré définitivement de la radio comme il le méritait. Il s'agit bien de faire de l'information intelligente par les temps qui courent ! Quand on est iguanodon à ce point, faut s'attendre à ce que la météo se venge. L'impénitent rebelle est aujourd'hui relégué à Charleroi, dans l'émission télévisée Cartes sur table.

Du reste, de Sélys est tout sauf sympa : j'ai poliment prié son répondeur de me communiquer la liste des livres écrits par son patron et il ne m'a même pas saluée.

Chiquet Mawet


[1] Pour les références, voir le dernier paragraphe : Pour ceux que ça intéresse. Dans mon bureau, c'est le bordel et ces derniers temps, je suis un peu feignasse, d'accord, mais j'ai des circonstances.


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LE SOMMAIRE DU NUMÉRO 226

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