RéSEAU DE PéDOPHILIE

La populace
et l'impensable

Une mise au point
du Réseau des Comités blancs

Populace, c'est le mot employé par l'avocat de Michèle Martin pour stigmatiser tous ceux qui ne sont pas d'accord avec lui. Il a dit, en sortant de la dernière chambre du conseil à Neufchâteau (29 septembre) qu'à la prochaine il demanderait la libération de Michèle Martin en ajoutant que ce n'était pas à la "populace" de décider à la place de la justice.

Avant on disait les croyants, maintenant on dit la populace. Que s'est-il donc passé depuis que la populace de trois cent cinquante mille marcheurs s'est réunie dans les rues de Bruxelles, pour protester dignement et calmement contre tous les abus de pouvoir et le déni des victimes érigés en système. Il s'est passé une formidable reprise en main des esprits, pour essayer de faire admettre que les victimes étaient peu crédibles, que les témoins étaient coupables de colporter des fables, que les enfants disparaissaient tout naturellement, et que même, lorsqu'on fait partie de bandes de voleurs de voitures et de camions, comme Dutroux, et que l'on essaie de convaincre son entourage que d'enlever une fillette, ça peut rapporter gros, on est quand même un pervers isolé, irresponsable de ses actes.

L'impensable
et la santé mentale

Nous approchons de 2001, déclarée Année de la santé mentale. Il est temps de nous y préparer en détectant les réalités que le système, dont le but est de fonctionner sans contrainte, impose aux esprits à l'encontre du bon sens, de la logique élémentaire, et des perceptions quotidiennes. Vouloir convaincre les victimes qu'elles n'ont pas vécu ce qu'elles ont vécu, et les témoins que leurs yeux ont cru voir ce qu'ils ont vu, fait partie de ce que veut imposer un système de société lorsqu'il est vital, pour lui, de garder occultées un grand nombre d'activités illégales. Il était temps que les insoumis qui trouvent normal que le crime ne reste pas impuni et que les victimes soient respectées dans leurs droits, soient assimilés à un magma sans forme et sans organisation que l'on appelle populace. Mais en arriver là, c'est prendre les désirs secrets du système pour la réalité.

Ce qui renforce ces tentatives de distorsion de la perception quotidienne du monde, c'est qu'un grand nombre d'actes criminels sont eux, de l'ordre de l'inimaginable. C'est une des tâches de nos sociétés que de parvenir à prendre conscience qu'il y a un mythe de la démocratie et de l'État de droit, comme il y a un mythe de la famille parfaite ; et que derrière l'aspect démocratique et civilisé de notre monde il y a des crimes occultes et des actes barbares.

Ceux qui témoignent de ces actes, surtout lorsqu'ils ont pour objet des enfants sont vite accusés de folie. Parce que l'enfance est évidemment sacrée, donc intouchable, il est inimaginable qu'on s'en prenne à elle. Et pourtant tout le comportement pédophile est loin d'être une simple question d'attouchements (déjà totalement condamnables), c'est l'usage du pouvoir dans toute sa jouissance. Et dans cette relation-là, toutes les horreurs sont possibles.

Quand on dit que tout cela n'est que fantasme, on oublie que certains se donnent le pouvoir de les réaliser.

Vous avez dit
"psychose collective" ?

En l'an 2000, deux enquêteurs que l'on disait comploteurs et monteurs de dossiers, après avoir été complètement blanchis par la justice, et lavés de tout soupçon par une enquête interne à la gendarmerie, ont été réintégrés à la BSR de Bruxelles.

Ceux qui les avaient accusés au cours d'une campagne de presse qui n'avait plus rien à voir avec le métier de journaliste, accusaient dans la même foulée, Regina Louf de raconter des bobards et d'être complètement folle. Que disait-elle ? Qu'il y avait des enfants, en Belgique, qui subissaient à longueur de soirées des tortures sexuelles, et que certains étaient mis à morts au cours de réunions de pédo-criminels associés. Impensable ! Cela ne pouvait être que l'expression d'une psychose, greffée sur les vieux réflexes de l'inconscient collectif voyant dans les puissants des figures d'ogres mangeurs d'enfant, démonstration brillamment illustrée dans certaines émissions de télévision, par un pédo-psychiatre belgo-canadien de réputation mondiale. En l'an 2000, l'impensable que l'on aurait voulu contenir dans les couches profondes de l'inconscient des sociétés, revient avec force dans l'actualité. Les snuffs movies, objets d'un déni général jusqu'alors, deviennent une réalité, puisqu'ils existent sur Internet.

Et nous lisons sous la plume de certains anciens pourfendeurs de "fantasmes", avec le titre Snuff Movie sur Internet ! 600 millions de dollars de chiffre d'affaire pour un réseau italiano-russe de diffusion d'images pédophiles (1), que dans la catégorie Nécro-Pedo, des clients se fournissaient en vidéos dans lesquelles on peut voir des enfants torturés, des bébés écartelés, des jeunes adolescentes empalées ou pendues. Certaines cassettes étaient vendues 10.000 dollars (soit environ 100.000 euros), ce qui, n'en déplaise aux partisans des contes de fées porteurs de l'inconscient collectif, ne peut être que le fait de gens fortunés et puissants et non de la populace.

Il faut savoir d'ailleurs qu'une succursale belge d'une grande banque américaine a servi à un grand nombre de ces transactions.

La populace
et les citoyens

Ce que ne dit pas ce plumitif, c'est qu'il aura fallu qu'une association de citoyens italiens, appelée Arcobaleno, fondée par un prêtre, Don Fortunato di Noto, dénonce, il y a deux ans de cela, au parquet de Torre Annunziata (Naples), l'existence de ce site sur internet, pour que l'enquête aboutisse à des arrestations.

On sait, en effet, que les recherches des services officiels de la justice, les quelques cellules du type Computer Crime Unit ne se sont pas montrées très efficaces en Europe jusqu'à présent. Et il ne semble pas que cette inefficacité s'explique par une cause simplement technique. Devant la passivité des pouvoirs publics, une autre association de citoyens, en France, fait le même travail de recherche sur le net. Il s'agit de l'association Le Bouclier, fondée par Bernard Valadon.

En Belgique, on sait aussi qu'il a fallu tout l'activisme d'une association de citoyens, appelée Werkgroep Morkhoven pour que, sous la houlette de Marcel Vervloesem, soient enfin arrêtés et condamnés, en 1999, des pédophiles dont les activités étaient connues du parquet de Dendermonde depuis 1992, et qui produisaient des films montrant des viols de mineurs commis sur l'île portugaise de Madère.

Le même Marcel Vervloesem est à la base de la révélation de l'existence d'un CD-rom comportant 10.000 photos d'enfants violés, dont certains étaient torturés, provenant du website Apollo mis sur le net depuis un appartement de la ville hollandaise de Zandvoort. Après avoir nié l'intérêt de ce CD-rom, la police hollandaise a finalement publié deux albums de recherches sur la base de 570 photos d'enfants tirées de ce CD-rom. En voyant ces albums, envoyés par Marcel Vervloesem à des journalistes, des parents français ont reconnu leur enfant, ainsi que d'autres parents en Suisse. Des enquêtes sont actuellement en cours, mais en attendant Marcel Vervloesem est sans cesse harcelé par la BSR de Geel et par le parquet de Turnhout.

Et cependant, si la justice en Belgique comme ailleurs, à l'instar des parquets de Dendermonde ou de Turnhout n'étaient pas restée aussi passive et tolérante, il n'aurait pas été nécessaire que des citoyens se mobilisent. Vous savez bien, ces fameux citoyens qui font ce que certains appellent la populace.
 

Réseau des Comités blancs


White Spirit , bulletin du Réseau des Comités blancs, octobre 2000.
Abonnement : 300fb au ccp 000-1207902-58. http://www.witte-comites-blancs.org
info@witte-comites-blancs.org.

(1) J.Fr. Deliège, Le Soir Magazine, 5 octobre 2000.



 
 

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