MOUVEMENT LIBERTAIRE

Unité !
Pour
un mouvement libertaire !

Les Éditions du Monde Libertaire et les Éditions Alternative Libertaire viennent de publier une brochure qui devrait faire quelques remous dans le landerneau libertaire. Son titre est à lui seul un programme : Unité ! Pour un mouvement libertaire.  Préambule...

Toutes et tous, ensemble !

Traditionnellement, tout appel à l'unité en général, et à celle des libertaires en particulier, est précédé d'une grande déclaration sur l'état du monde.

Le ton y est toujours grave. L'analyse béton. La démonstration serrée. Le propos ardu. Et la conclusion, limpide.

Est-il besoin de le préciser, le temps se charge très vite de recouvrir de cendres ces grands discours de feu et de flamme, et de remiser au magasin du dérisoire ces déclamations martiales à propos de la catastrophe annoncée, de la patrie en danger, de la mobilisation générale qu'impose la situation et de la mission historique qui incombe au peuple élu.

Pour être en danger depuis toujours, la patrie l'est, en effet, rarement plus à un moment qu'à un autre. Et, quant à la mission historique de tel ou tel peuple élu, le peuple tout court a appris depuis belle lurette à s'en méfier comme de la peste.

Dans ces conditions, on l'aura aisément compris, le présent appel à l'unité des libertaires et à la constitution d'un mouvement libertaire unifié entend rompre clairement avec cette manie des bulletins météo péremptoires et des bondieuseries relatives à un sauveur suprême.

Disons-le clairement, le capitalisme n'en est ni à sa première, ni à sa dernière crise, et l'actuelle a peu de chances d'être plus (ou moins) majeure que celles du passé ou de l'avenir. De plus, que les libertaires s'unissent ou non, ne changera vraisemblablement (et malheureusement) pas grand chose au cours de l'histoire.

Reste que ce pas grand chose mérite en soi, d'être tenté, tout bêtement parce qu'il est de l'ordre du possible.

1 + 1 = 3

Depuis quelques années, les libertaires et leurs foutues idées reprennent sérieusement du poil de la bête.

Ici, ce sont des drapeaux noirs, et/ou rouges et noirs, qui sont chaque fois plus nombreux dans les manifs. Là, ce sont des réunions qui se multiplient dans des locaux gérés collectivement par le mouvement ; des librairies qui ouvrent leurs portes (trois en octobre-novembre 2000 à Rouen, Besançon et Montpellier) ; des émissions et des radios qui rayonnent dans l'éther ; des brochures, des livres, des revues, des journaux qui sortent en rafales ; des groupes qui se structurent et se pérennisent ; des caravanes qui sillonnent l'Europe ; des squats autogérés qui se montent ; des syndicats qui s'accrochent aux branches ; des organisations qui se consolident... Ailleurs, c'est tout bêtement une présence libertaire qui s'affirme partout où ça bouge et une visibilité au quotidien de plus en plus incontournable.

Bref, à défaut d'avoir retrouvé son envergure d'avant la guerre de 14, cela faisait longtemps que le phénix libertaire n'avait pas eu d'aussi bonnes joues.

Reste que cette bonne santé (relative) du mouvement libertaire n'attire toujours pas les foules populaires. Que quelques milliers de militant(e)s et de sympathisant(e)s, ça ne permet ni de sortir complètement de la marge, ni de peser véritablement sur le cours des événements. Et, qu'à l'heure où un espace politique s'est libéré, sur le marché de l'espoir, du fait de l'implosion en vol de l'escroquerie marxiste et des compromissions quotidiennes du réformisme socialo-coco-écolo, le courant libertaire est toujours aussi impuissant à impulser une véritable dynamique d'alternative de société.

Dans ces conditions, point n'est besoin d'être grand clerc pour affirmer que si les différentes tribus, baronnies, marquiseries, bandes et autres astéroïdes de la galaxie libertaires (qui vont aujourd'hui au combat en ordre dispersé, voire en se savonnant la planche) unissaient, ne fût-ce que de temps à autres, leurs maigres troupes, il en irait bien évidemment autrement. Car, c'est bien connu, dans le mouvement social, 1 + 1, ça a toujours fait davantage que 2 !

On ne fait pas
de l'or avec du plomb

Pour s'unir, ça tombe sous le sens, il faut tout à la fois avoir matière à s'unir et le désir de s'unir.

- Pour ce qui est de la première condition, le mouvement libertaire ne manque pas de points de convergence.

De quelques groupes ou structures qu'ils/elles soient, les libertaires ont, en effet, plus qu'un patrimoine commun.

Ils/elles rejettent tout à la fois le capitalisme et l'État, dont ils ont compris depuis longtemps (contrairement aux marxistes) qu'il était bien plus que le simple exécuteur d'un système économique (quasiment une classe en soi). Ils/elles combattent avec la même vigueur l'exploitation économique et l'oppression politique. Ils/elles se bagarrent pour l'égalité économique et sociale. La socialisation des moyens de production. L'autogestion généralisée. Le fédéralisme libertaire. La libre association des Égaux. L'abolition des frontières, des armées, des prisons, des polices. La réunification d'un corps social aujourd'hui profondément divisé et fracturé. L'entraide. La liberté de chacun et de tous. L'élaboration d'une nouvelle synthèse entre le collectif et l'individuel. Une gestion des ressources de la planète qui tienne enfin compte du droit à une vie décente des générations futures. Ils/elles vomissent tous les pouvoirs qui ne sont en définitive que des abus de pouvoir et combattent les dictatures de tous acabits (notamment celle du et sur le prolétariat), les périodes de transition (où l'on reporte toujours à demain ce qu'on pourrait faire le jour même) et le misérabilisme caritatif d'une gestion "humanisante" du cannibalisme capitaliste. Ils/elles aiment bouffer du curé, du rabbin, de l'imam, du bourgeois, du patron, du flic, du juge, du militaire, du bureaucrate, du technocrate, du politicard...

- Pour ce qui est du désir de s'unir, par contre, il reste encore du chemin.

Et pourtant, ce désir existe réellement et massivement à la base où, sur le terrain concret, les militant(e)s (dont l'adhésion à telle ou telle boutique est parfois le fait des hasards de la vie) ont une conscience affirmée du caractère transversal des valeurs libertaires et de leur appartenance à un mouvement plus large qui, malgré ses divisions, ne fait qu'un.

Mais on n'abandonne pas d'un coup de baguette magique les mauvaises habitudes d'années (ou de dizaines d'années) de guerres civiles, tribales et féodales. Certains ont du mal à se départir de réflexes (devenus, avec le temps, des automatismes) de considérer le voisin (celui qui est le plus proche) comme le concurrent dont l'hérésie en fait... un ennemi. Certains préfèrent ressasser les vieilles rancœurs et exhiber leurs vieilles blessures, où les conflits de personnes se mêlent sans vergogne aux véritables débats sur les divergences d'analyses et/ou de stratégies. En une phrase : remuer le couteau dans la plaie du différentiel (réel ou supposé) entre les diverses spécificités libertaires plutôt que privilégier les valeurs qu'elles ont en commun. Chez les libertaires, on a trop souvent le repli identitaire solidement chevillé à l'âme. On se méfie comme de la peste du dialogue, du débat, et on redoute comme le diable la confrontation. Crispé sur le dernier carré de ses certitudes, on a toujours un peu peur de l'autre, surtout quand il nous ressemble. Et quand on s'essaye à envisager l'unité, c'est toujours dans un scénario de capitulation des uns et/ou d'affirmation de son hégémonie sur les autres. Tout au plus, quand il n'y a pas vraiment moyen de faire autrement, consent-on du bout des lèvres à une union toute de juxtapositions d'indépendances farouches.

Cela fait des décennies que ça dure. Que la FA, l'UTCL (hier), AL-France (aujourd'hui), l'ORA (hier), l'OCL (aujourd'hui), la CNT (hier), les CNT's (aujourd'hui), les CIRA, les ACL, l'UA, les SCALP, No Pasaran, les réseaux autonomes et autres Maloka... guerroient entre eux, se font le coup du mépris ou s'ignorent superbement. Que leurs appareils respectifs et leurs chefaillons défendent becs et ongles leurs pré-carrés et leurs rentes de situation. Que lorsqu'une main se tend, l'autre se crispe sur le tomahawk. Que le petit monde anar étale au grand jour son impuissance à s'extraire d'un sectarisme digne des meilleurs groupuscules.

Et, s'il faut en avoir conscience, il n'y a pas véritablement de raisons pour que ça change !

À moins que...

Mèche courte !

Que les organisations libertaires, qui ont construits leur identité sur la mise en avant et l'exacerbation de leurs particularismes, renâclent devant l'idée d'unité et soient incapables d'engager un processus d'unification véritable du mouvement libertaire, n'a rien de fondamentalement étonnant. Toutes les institutions œuvrent d'abord à leur propre survie. Toutes (pour justifier leur existence) évoluent dans une logique de la reproduction (de ce point de vue le concept de dépérissement de l'État est un attrape couillon de première) et il est peu d'exemples (celui de la Gauche Prolétarienne des années 70 en est un des rares) de suicides collectifs dans leurs rangs. De suicides définitifs ou de suicides préalables à une fusion.

Bref, autant le savoir, un bouleversement du paysage organisationnel libertaire allant dans le sens d'une unification et, donc, de la mort programmée de l'existant, n'est pas à l'ordre du jour.

Et pourtant cette unification de fait a déjà commencé et, elle ira à son terme dans les années qui viennent.

Elle a déjà commencé à la base.

Parce que sur le terrain, dans la dynamique des luttes où des libertaires sont investis, on est bien obligé, vu notre insignifiance numérique, de bosser avec les voisins les plus proches.

Parce que les vieux clivages qui divisaient autrefois le mouvement libertaire (les individualistes, les communistes libertaire et les anarcho-syndicalistes) perdent chaque jour un peu plus de leur pertinence au profit d'une redéfinition de l'anarchisme (l'anarchisme social) plus englobante. Parce que la plupart des militant(e)s libertaires ont aujourd'hui l'adhésion (à telle ou telle organisation) de hasard et non sectaire. Parce que les différentes organisations, groupes, structures, institutions... libertaires qui se sont construites en faisant le choix de l'une ou l'autre de ces vieilles tendances de l'anarchisme n'ont pas réussi à décoller significativement (même la CNT-Vignoles reste évasive sur le nombre de ses véritables militants) et ont tous échoué dans leur projet d'hégémonie sur le mouvement libertaire.

Parce que la situation générale (le capitalisme bestial qui règne en maître sur la planète entière, le socialisme autoritaire rayé de la carte de l'alternative, la gestion réformisme rose-rouge-verte) libère un espace formidable pour l'éclosion du rêve libertaire.

Parce que la majorité des libertaires a conscience d'appartenir à un mouvement libertaire global qui, pour être multiple, est avant tout un...

Dans ces conditions, qui sont celles d'une distorsion flagrante entre un mouvement et sa représentation, il ne semble guère qu'il y ait d'autre choix que celui de dissoudre le peuple ou... de licencier ses représentants.

Et puisque le seul véritable obstacle à l'unification du mouvement libertaire est constitué par l'existence d'appareils et d'institutions qui regardent l'avenir dans le rétroviseur de l'histoire, la tentation est grande d'y aller à la hache.

Mais de même que les bombes anarchistes du début du siècle ne sont pas parvenue à entamer le cuir du capitalisme et de l'État, une stratégie de cet ordre, parce qu'elle s'attaquerait aux effets et non aux causes du phénomène, est condamnée à aboutir au même résultat.

Se reposer ou être libre

Les organisations, les groupes, les structures et les institutions libertaires actuelles, on ne le dira jamais assez, ne sont pas là et n'existent pas par hasard.

Au cœur de leur être profond il y a un projet (qui leur est commun) auquel, toutes celles et tous ceux qui les rejoignent, adhèrent peu ou prou.

Et ce projet quel est-il ?

Il date du XIXéme siècle. Il repose sur une vision et une analyse de la société de cette époque. Il propose des moyens et des méthodes d'action de cette époque... pour transformer la société d'aujourd'hui.

Aussi, si on se contente de mettre à bas les différents édifices actuels de la représentation libertaire et, que tout en mettant en œuvre un processus d'unification autour d'un anarchisme social (englobant le meilleur des identités individualistes, anarcho-syndicalistes et communistes libertaires d'antan), on s'abstient de toucher à la clef de voûte de l'être profond commun à ces vieilleries, on passe à côté de l'essentiel.

Uni ou pas uni, le mouvement libertaire demeurera non crédible et n'aura que ses chimères d'une époque révolue pour seul horizon.

Il faut voir les choses en face (et ça ne signifie nullement de se résigner à n'avoir en face de soi que des choses).

Combien sont les anarchistes (toutes tendances confondues) aujourd'hui ? Combien pourraient-ils être (à l'évidence, davantage) demain ? Peuvent-ils être à même (et est-ce souhaitable ?) de rassembler 50, 60, 70, 80, 90 ou plus de pour-cents de la population ?

Une société libertaire doit-elle être une société ethniquement pure au niveau anar ou bien une société pluraliste et de métissage fonctionnant sur un mode libertaire ?

Si nous n'avons pas la possibilité d'être numériquement majoritaires et que nous estimons qu'une société libertaire a la capacité de fonctionner (par adhésion à un certain nombre de principes fondant une société libertaire) avec des non-libertaires, comment associer à notre combat contre l'intolérable du présent et à un projet de société libertaire, ces autres, non-libertaires ?

Quelles sont les barrières et les poteaux d'angle délimitant le champ d'une alliance entre libertaires et non-libertaires dans un combat contre le vieux monde induisant un projet social ouvert à l'hypothèse libertaire ?

Une révolution peut-elle, encore, se contenter de mythifier le romantisme incontournable des barricades et des mouvements de foule ? Mérite-t-elle que l'on s'entre-tue pour elle à tous les coins de rue ? Le capitalisme se résume-t-il à quelques patrons, bourgeois, flics, militaires... et la révolution sociale à leur "élimination" ?

Casser un système social sans être capable de mettre immédiatement en place une alternative politique, économique, sociale, culturelle... crédible, ne relève-t-il pas de l'irresponsabilité et ne conduit-il pas mathématiquement à l'émergence d'une dictature ? Où sont aujourd'hui ne seraient-ce que les prémisses des grandes lignes et des petits détails de cette alternative ? La révolte contre l'intolérable du système social actuel n'aurait-elle pas tout à gagner à confronter son rêve à la réalité dans des zones libérées ?

Pourquoi les politiques (libertaires compris) restent-ils toujours évasifs quand il leur faut expliquer par quoi on va remplacer ce que l'on veut détruire ? Pourquoi sont-ils toujours aussi peu présents sur les terrains de l'alternative sociale concrète ? De quoi la vie sera-t-elle faite dans le quotidien d'une société libertaire ?

Qu'est-ce que les damnés de la terre du moment, mais aussi tous ceux qui finalement, sans pour autant être des enfoirés, ne s'en sortent pas si mal que ça aujourd'hui, ont à gagner à faire le choix d'une telle société ?

Toutes ces questions, et surtout les réponses que nous seront capables d'y apporter, sont au cœur de la démarche de l'unification du mouvement libertaire.

Car, l'unité pourquoi et pour quoi faire ?

S'il s'agit simplement de mettre un coup de chiffon sur la poussière du temps qui passe en continuant à faire semblant de croire que deux manifs et trois brochures vont suffire à convaincre les masses du bien fondé de notre idéal ; que la révolution sociale est une chasse gardée libertaire ; que la magie d'une insurrection populaire résoudra tous les problèmes ; qu'une bonne guerre civile avec des ruisseaux de sang est le prix à payer (par les autres) pour changer le monde ; qu'on peut construire la maison de nos rêves sans plan et qu'une société libertaire sera un paradis peuplé d'anges libertaires évoluant sur d'étranges nuages à cent lieues de toute contradiction et de tout conflit... c'est rigoureusement sans intérêt et, surtout, sans perspectives.

Car, sur ces bases, il est clair que la population, et elle aura raison, nous considérera toujours, au mieux comme de doux rêveurs adolescents, et au pire comme une bande de caractériels mythomanes.

S'il s'agit par contre, d'admettre l'évidence de notre faiblesse numérique actuelle (et sans doute encore pour longtemps), de vouloir bâtir une société libertaire ouverte, pluraliste et non figée, de chercher à associer le plus grand nombre à sa construction, de s'atteler à élaborer les plans de la bâtisse, et de s'interdire de recourir à certaines méthodes de travail... il en va tout autrement.

Car une fois mise en route l'unité d'un mouvement libertaire (recentré sur ses valeurs et ses principes de toujours et repeint aux couleurs vives d'une volonté d'être parmi les acteurs de l'histoire), il devient alors vital, pour pouvoir enfin peser sur le réel global, de définir des alliances qui seront toujours de débats et de confrontations.

Et c'est la conscience affirmée par tou(te)s les libertaires de bonne volonté du caractère vital de cette unité, pour la réussite d'une telle stratégie, qui videra peu à peu de leur substance les organisations libertaires actuelles et qui imposera l'émergence, lente (à coté de masures condamnées à subir chaque jour un peu plus les outrages du temps), de la maison du peuple libertaire que nous sommes si nombreux-ses à appeler de nos vœux. Une maison commune qui sera portes ouvertes pour tous les cœurs purs (politiques, syndicaux, sociaux, culturels et autres) du rêve libertaire.

On l'aura donc compris, le présent appel à l'unité des libertaires et à la constitution d'un mouvement libertaire ne caresse pas le mythe dans le sens du poil. C'est un appel à l'effort, au doute et au courage.Il est tatoué au fer rouge du clair obscur d'un travail de longue haleine. Il s'adresse à tous ceux et à toutes celles qui savent que l'impossible, quand il ose l'aventure de la volonté, est à portée du désir.

Il est un proverbe de Thucydide qui dit que la vie sera toujours un choix entre le repos et la liberté.

Nous n'osons croire que nous puissions seulement hésiter !


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Unité ! Pour
un mouvement libertaire

Éditions du Monde Libertaire
Éditions Alternative Libertaire

À l'heure où le capitalisme règne en maître sur la planète, où l'escroquerie marxiste a été rayée de la carte de l'espoir, où le réformisme (rose ou vert) étale au grand jour son impuissance, les libertaires sauront-ils saisir la chance qui s'offre à eux de changer le monde ?

Ces libertaires qui ont toujours combattu l'exploitation économique et la domination politique... qui sont les militant-e-s infatiguables de la liberté, de l'autonomie, de l'égalité, de l'autogestion, de l'entraide, du fédéralisme anti-autoritaire... seront-elles/ils à la hauteur de cette nouvelle vague de la révolte et de l'espoir qui se profile à l'horizon de ce troisième millénaire ?

Seront-elles/ils capables de dépasser leurs divisions, leurs différences, leurs particularismes, leurs spécificités, leurs histoires... pour mettre à jour ce qui les unit ?

Auront-elles/ils la volonté de privilégier leurs valeurs communes d'un idéal partagé par rapport à l'accessoire de leurs guerres de chapelle ?

Sauront-elles/ils faire table rase du passé pour oser le possible du présent et l'aventure de l'avenir ?

Pour avoir échoué (toutes, sans exception), les organisations existantes auront-elles le courage de construire ce grand mouvement libertaire qui est au cœur de tous les libertaires... et de toutes leurs attentes ?

Cette brochure s'attache à répondre à ces questions et trace le chemin d'un mouvement libertaire qui entend se démarquer de toute hégémonie, d'une addition de féodalités ou d'un foutoir sans perspectives.

L'importance de son propos n'est nullement dans la question du bien fondé de l'émergence de ce mouvement libertaire (il est aujourd'hui en train de naître sous nos yeux) mais dans les moyens à mettre en œuvre pour le faire apparaître en tant que tel.

Libertaires de toutes les tribus, unissons-nous !



 

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