CONTRE LES EXCLUSIONS
ET LA MISÈRE

Bouffons du riche !

La loi de cohésion sociale qui sera débattue dans les prochains jours au Parlement va à l'encontre du mouvement des chômeurs, précaires et salariés de ces dernières semaines.

    En effet, dans un même temps où des collectifs indépendants, des associations et des syndicats luttent pour obtenir les moyens de vivre (augmentation des minima sociaux, gratuité des transports...), la réduction du temps de travail, cette loi a pour objet de renforcer l'assistanat et le contrôle social exercés sur les populations des quartiers les plus pauvres. Décidément, la gauche, même plurielle ne fait que gérer ce triste système !
    Ce n'est pas d'une loi de cohésion sociale dont la société a besoin mais d'une transformation des rapports sociaux et économiques, de justice et d'égalité, d'un travail socialement utile...
    C'est la réappropriation et la redistribution des richesses pour tous aussi bien ici que dans les pays du Sud et de l'Est qu'il nous faut obtenir.
    C'est le refus des diktats des États de l'OCDE, les 29 pays les plus riches de la planète, qui au travers de l'AMI, veulent offrir aux multinationales, au libéralisme les moyens d'une puissance encore accrue et renforcer l'exploitation et la mise en concurrence des peuples.

Partageons les richesses, pas la misère...

    La période du plein-emploi a fait ses vieux os. Avec les grands plans de restructuration dans l'industrie, la fin d'une économie à fort besoin de main-d'œuvre s'annonçait. Les actifs d'alors connurent l'avènement du chômage de masse, et les jeunes d'aujourd'hui l'incontournable précarité.
    En effet, pour gagner sa croûte, la nouvelle formule est de passer alternativement de périodes de travail à des périodes de chômage. Si cela n'arrange ni le travailleur, ni le chômeur, les hauts techno-savants libéraux aimeraient parfaire le modèle en imposant une flexibilité totale.
    C'est sur le terreau de l'isolement, des inquiétudes, des peurs, de la misère sociale que fleurissent les délires racistes.

La lutte des chômeurs est légitime...

    • Parce qu'elle prouve encore qu'il est possible de lutter contre l'écrasement des personnes par la logique capitaliste.
    • Parce qu'elle démontre que la solidarité et l'entraide ne sont pas des vains mots entre gens en difficulté et ce en pointant les vrais responsabilités de la détresse sociale sans foutre tout ça sur les dos des immigrés.
    • Parce que la reconstitution de lieux conviviaux où se retissent les liens nécessaires entre les individus est indispensable pour passer de la survie à la vie, pour recréer une identité collective forte afin de reprendre le combat vers la reconquête de droits nouveaux.
    • Parce que les "problèmes" des chômeurs et des précaires ne peuvent se résoudre sans interpeller l'ensemble de la population sur la place qu'occupe le travail dans notre société. La division entre travailleurs et chômeurs, comme entre français et immigrés ne pouvant que servir ceux qui défendent le libéralisme, la précarité et la flexibilité.
    Antifascistes, nous sommes aux côtés des chômeurs et précaires, des sans-papiers pour affirmer que seules les luttes sociales feront reculer la xénophobie et la concurrence entre les communautés. Ne pas se borner à une condamnation morale des slogans type Je suis français, j'ai du travail (extrait d'affiche du Front National), mais agir ici et maintenant pour vivre et partager nos valeurs. Construire des contre-pouvoirs citoyens à tout ce qui permet de nos jours aux fachos d'imposer leur démagogie machiavélique.
    Plus que jamais il est temps de satisfaire les revendications sur le droit à un revenu garanti pour tous et toutes, à la formation de manière totalement libre et à la réduction massive du temps de travail. Plus que jamais il est temps de vivre d'autres rapports non basés sur le profit comme le démontre les SEL's (Système d'Échanges Locaux). Plus que jamais nous devons nous réapproprier nos vies. C'est maintenant que nous voulons vivre. Prenons nos affaires en main.

Réseau No Pasaran

21ter rue Voltaire, 75011 Paris
Le Réseau No Pasaran ! n'est ni une structure figée ni une organisation partidaire. Au vu de la situation politique actuelle, ses objectifs sont de promouvoir l'échange d'idées, d'analyses et de pratiques sur un certain nombre de thèmes (exclusions, répression, autoritarisme, ordre moral) qui sont à l'origine du développement des extrêmes droites, des politiques sécuritaires tant en France que dans le reste du monde. Indépendant, le Réseau fixe son action dans une lutte antifasciste qui ne peut se dissocier de la lutte contre toutes les exclusions et le système capitaliste qui les engendre. Partie prenante d'une résistance européenne, le Réseau développe contacts, échanges et actions dans ce sens. Que ce soit sur le terrain politique, social, culturel ou idéologique, le mouvement antifasciste radical doit se regrouper et se donner les moyens humains, financiers et pratiques pour peser au sein de la société.



 

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