REGINA LOUF
Derrière la morale,
le mensonge !

Il est grand temps de cesser de faire l'autruche : les enquêtes ont clairement établi que Régina Louf
a bel et bien été abusée à l'âge de 12 ans
et qu'elle a subi le joug d'un proxénète
de la pire espèce.
Mais y a-t-il d'autres espèces de proxénètes ?

Là dessus, "surenchère médiatique (?)", la presse nous apprend que Régina Louf aurait assisté à plus de quatre-vingt meurtres, ou du moins en aurait eu connaissance. Il semblerait qu'elle soit tombée chez les tontons flingueurs ! Dans son entourage, on devait descendre quelqu'un tous les dimanches à l'apéritif... Dans le fond, cela n'a rien d'impossible car, après tout, des assassinats non élucidés, il en pleut et il est notoire qu'il existe des cercles interlopes où l'habitude est de régler les comptes à la manière forte.

Personnellement, je veux bien concevoir également ? aussi inouï que cela puisse paraître ?, qu'il peut exister des déments capables d'organiser des safaris où l'on chasse l'enfant à l'arbalète et je ne prétends en tous cas pas nier la réalité des horreurs liées à la pédophilie et la prostitution, ni que celles-ci puissent être organisées en réseaux.

Ce que je m'explique mal, en revanche, c'est la manière dont on peut échapper à un tel milieu, aussi impitoyable et où l'on fait si peu de cas de la vie humaine. Or, Régina semble avoir traversé les mailles du filet avec une relative aisance. Ses jeunes "collègues de travail" (1) qui, elles, auraient disparu, n'ont apparemment pas eu cette chance. Comment alors peut-elle vivre aujourd'hui sans crainte de représailles de ce milieu si féroce qu'elle a fréquenté et sans avoir à subir de la part des autorités (dont certains représentants seraient compromis) d'autres pressions que celles exercées sur son élevage de petits cochons ? (voir l'interview de Régina dans ce même numéro). Comment Régina Louf, dont les révélations pourraient faire crouler tout un système de pouvoir a-t-elle réussi à rester en vie, c'est ce que je ne m'explique pas et le fait qu'elle soit à présent connue du grand public n'est pas pour autant une garantie de sécurité (André Cools aussi, bénéficiait d'une certaine notoriété...).

Quoiqu'il en soit, il ne m'appartient pas d'apporter ou de retirer de l'eau au moulin du discrédit déjà jeté sur la personnalité de Régina Louf, ceci n'étant qu'un simple questionnement.

Lors de notre rencontre avec Régina, hors interview, nous l'avons informée qu'il y a deux ans, Alternative Libertaire publiait un article concernant une sordide affaire de ballets roses, mêlant de près un certain nombre de personnalités en vue, proches du palais royal. Elle nous a dit ne pas savoir si le prince Albert fut ou non mêlé à cela mais, saisissant la balle au bond, elle nous affirme s'être rendue dans une villa dont les autres personnalités citées possédaient la clé. Nous n'en saurons pas plus.

La morale promulguée avec ferveur par le pouvoir n'a jamais poursuivi d'autre but que celui de rendre le peuple craintif et obéissant ? la peur du "mal" étant comme chacun sait un des facteurs conduisant le plus sûrement à la soumission.

Cette morale bourgeoise, tant chrétienne que "libre penseuse", repose en fait sur ce principe essentiel : Faites ce que je dis, pas ce que je fais. L'affaire des ballets roses relatée dans AL en est un exemple criant et si cette histoire pouvait être enfin élucidée, si une enquête approfondie était menée et qu'en conclusion de celle-ci, il apparaissait que tout cela fut parfaitement réel, c'en serait fini de la monarchie : sa propre morale ? ou du moins celle qu'elle entend inculquer à ses sujets ? lui explosant à la figure, il ne lui resterait plus dès lors qu'à choisir l'exil vers des contrées plus permissives... Mais puisque nous vivons à l'heure mondiale du grand retour de la pudibonderie ? Chez Clinton, comme ailleurs ?, il y a gros à parier que les faits divers macabres se multiplient et que la chape de plomb qui isole les victimes se renforce davantage. La répression sexuelle ne peut être, en effet, qu'une source supplémentaire de frustrations diverses, ne pouvant qu'aboutir aux déviances les plus scabreuses, car lorsque les élans vitaux sont muselés, neutralisés et immatriculés par les bons soins des gardes-chiourmes de l'idéologie répressive, communément dénommés "psychiatres", lesquels ne se cachent même pas d'avoir pour activité principale de faire passer pour acceptable une société qui rend les gens malades, on peut s'attendre au pire !

Gun

 
 


 

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