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demandeurs d'asile - sans-papiers

Les femmes en noir

Les Femmes en noir sont dans la rue pour une réelle politique d'asile tous les mardis de 12h30 à 13h30, Place de la Monnaie, à Bruxelles...

Les Femmes en Noir constituent un réseau international informel où des femmes s'engagent à titre individuel, unies par des idéaux de pacifisme, de féminisme et de multiculturalisme. Elles contestent leur propre gouvernement lorsqu'il mène, soi-disant au nom de la "communauté tout entière", des politiques destructrices et meurtrières. Les Femmes en Noir Belgique ont vu le jour lors de la Journée des femmes, le 11 novembre 1993, pour témoigner leur solidarité aux Femmes en Noir de Belgrade. Nous avons manifesté, nous manifestons, nous manifesterons ensemble...

Comme toutes les personnes indignées par la politique belge a l'égard des femmes et des hommes demandeurs d'asile, nous participons aux manifestations de protestation contre leur exclusion et leur expulsion et apportons notre soutien aux mouvements actuels des "sans papiers". Comment prétendre que nous sommes dans un État de droit si des personnes - hommes, femmes et enfants n'ayant commis aucun délit - peuvent être maintenues enfermées pour être ensuite expulsées manu militari comme des marchandises ?

Comme femmes, nous manifestons contre les violences faites aux femmes... Des femmes du Collectif contre les expulsions nous ont alertées de la situation des femmes particulièrement critique dans les centres fermés. Grande est la souffrance des personnes enfermées dans les centres fermés, des "sans-papiers" qui se cachent ou qui manifestent dans les églises. Générale est la violence que subissent les demandeurs et demandeuses d'asile dans les centres fermés et plus encore lors des expulsions.

Sans vouloir hiérarchiser la souffrance et la violence, il nous faut cependant souligner celles, plus spécifiques, dont sont victimes les femmes et les enfants. Jusqu'ici, elles sont peu dénoncées.

Parmi les raisons qui poussent les êtres humains à chercher asile dans notre pays, certaines sont également spécifiques aux femmes. Seules les femmes sont contraintes, dans certains pays, à des mariages forcés. Seules les filles sont excisées. Très majoritairement, ce sont les femmes réduites à la clandestinité qui sont les proies des réseaux de prostitution et d'esclavage domestique. Ils ne sont guère inquiétés, eux. ! En septembre 98, Semira Adamu, venue chercher asile pour échapper à un mariage forcé avec un vieil homme polygame, est morte assassinée, étouffée sous un coussin lors de son rapatriement forcé. ! En novembre 98, Blandine Kaniki, a fait une fausse-couche après avoir été battue par des gendarmes. Avec d'autres réfugiés du centre fermé 127 bis, elle avait marqué sa solidarité avec un réfugié menacé d'expulsion. Plainte a été déposée. ! En décembre 98, Fatmatah Mohamed, piégée par un réseau de prostitution, a réussi miraculeusement à lui échapper. Aujourd'hui, elle doit se cacher : sa vie est en danger. L'assassinat de Semira n'a rien changé...

Nous continuons de refuser la politique menée par le Gouvernement, ses ministres de l'Intérieur successifs et l'Office des Étrangers. Cette politique restrictive, violente et inhumaine pose plus de problèmes qu'elle n'en résout. Elle nourrit et cautionne les réseaux parallèles mafieux dont un des plus terribles est sûrement celui de la traite des êtres humains. 


Les Femmes en Noir

c/o Bérangère Claessens, 29 rue Blanche, 1050 Bruxelles.
Tél 02-538.47.73 - fax 02-539.10.38.


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