COMITÉS BLANCS / FABIENNE JAUPART...

Encore
une mort suspecte !

.
La faiblesse des thèses officielles,
c'est que pour couvrir et occulter
toutes les contradictions
en provenance des faits eux-mêmes,
les versions officielles de la réalité
sont obligées de distordre
et le bon sens et la simple logique...
.

Écoutez cette histoire. Elle est dramatique. D'abord pour une famille de trois enfants à qui vont nos meilleures pensées.

Mardi 5 janvier. La lumière brille très tard ce soir-là, dans le commissariat de la police communale d'Auvelais. Une femme agent met un point final à un procès-verbal, qui aurait dû être rédigé dès le 18 décembre 1998. Il y a beaucoup de retard dans le service. Mais le problème est que ce PV concernait la découverte d'un cadavre, pour lequel le permis d'inhumer avait déjà été signé, et qui avait déjà été enterré au cimetière de Wanfercée-Baulet. Mais il fallait mettre les papiers en ordre avant que tout le monde, c'est-à-dire la presse n'apprenne que Fabienne Jaupart, veuve de Bruno Tagliaferro, était décédée 17 jours auparavant.

Elle a été découverte par son fils de quinze ans, venu dare-dare à la rue des Rosiers, voir pourquoi elle ne répondait pas au téléphone. C'était dans le début de soirée du 18 décembre. Elle était au premier étage, étendue à côté de son lit qui avait commencé à brûler. Le feu s'était éteint mais du méthanol avait été répandu sur la tête du lit et sur les jambes de Fabienne. De nombreuses traces de brûlures apparaissaient sur son corps. Le corps était dans l'autre sens, la tête vers les pieds du lit, entre le lit et la fenêtre. Dans la cuisine il y avait des pommes de terre prêtes à cuire, comme pour faire un repas, au moins pour deux personnes. Le médecin appelé sur place, presque en même temps que la police avait conclut... au suicide.

Soyons logique : le corps ne portait pas de traces de coups et des signes évidents d'intoxication au C02, le tueur invisible (gaz carbonique), pouvaient être relevés. Donc Fabienne s'était suicidée en répandant du méthanol sur le lit et sur elle-même, puis regrettant son geste, le corps encore en flamme elle avait voulu ouvrir la fenêtre. Trop tard, la fumée et le gaz carbonique avaient fait leur œuvre et en la clouant sur place dans son mouvement et en l'asphyxiant. C'était tellement logique qu'une autopsie ne s'imposait nullement. L'enterrement eut donc lieu le 21 décembre 1998.

Ne rien dire à personne

Une amie de Fabienne, contactée par un membre de la BSR de Namur, qui s'inquiétait auprès d'elle de savoir si Fabienne ne lui avait rien dit, apprit ce jour-là que Fabienne était morte. On était le 6 janvier. Mais la consigne de la BSR était de surtout ne rien dire à personne. Pourquoi ? Pourquoi ne fallait-il rien dire ? Et les enquêteurs de Neufchâteau, le savaient-ils ? Eux qui s'étaient inquiétés de savoir de quoi était mort exactement le mari de Fabienne, le 5 novembre 1995, alors que la même police d'Auvelais (Sambreville) avait retrouvé son corps dans sa caravane à Keumiée ? Un médecin légiste fut appelé sur place et conclut à la crise cardiaque avec permission d'inhumer. Mais un an plus tard, suite aux déclarations de Fabienne qui prétendait que des personnages, qui étaient brusquement apparu dans l'affaire Dutroux, étaient mêlés à la mort de son mari, les enquêteurs de Neufchâteau firent exhumer le corps pour pratiquer enfin une autopsie, qui révéla un certain taux de cyanure dans le corps. Mais la version officielle fut que ce taux de cyanure était normal. Et le dossier Tagliaferro revint à Namur. Ici, il faut savoir que si le moindre lien entre l'affaire Dutroux et la mort de Bruno Tagliaferro, ou celle de Fabienne Jaupart était découvert, les dossiers seraient rendus illico à Neufchâteau. Les enquêteurs de Neufchâteau furent prévenus de la mort de Fabienne, le 22 décembre, après l'enterrement, et le procureur Bourlet en fut officiellement avisé le 4 janvier.

Fabienne avait répété maintes fois, pendant les 18 mois, après la mort de son mari, qu'elle se sentait menacée. Elle était même venue à une Assemblée du Réseau des Comités Blancs pour le dire à tous. Elle répétait aussi à ses amis que Bruno avait été empoisonné peu de temps après son retour de voyage du Portugal. Bruno avait dit à Fabienne : Il vaut mieux qu'on se sépare car l'on veut me tuer. Et tu verras, je serai tué un cinq, je ne sais pas de quel mois, mais un cinq (il est mort dans la nuit du 5 au 6 novembre 1995).

En septembre 1996, lorsqu'elle voit à la télévision que l'inspecteur Zycot est arrêté Fabienne se rend au district de Charleroi. En passant dans la cours de la gendarmerie Fabienne reconnaît parmi les voitures saisies chez Dutroux au moins deux véhicules que Bruno avait vendu à Dutroux. Bruno était ferrailleur et débarrassait la police et la gendarmerie de Charleroi des voitures volées qu'on lui demandait de venir chercher. Elle confia plus tard à une autre amie : Mon mari avait une voiture qu'il devait démolir. Et cette voiture avait servi à enlever des enfants.

En octobre 1996, Fabienne avait dit à la presse Bruno m'avait prévenue que si l'on arrêtait Zycot ; il fallait que j'aille témoigner, parce qu'il avait mis des papiers de côté dans une valise.

Version du suicide abandonnée ?

Même si les enquêteurs pensaient que Fabienne fantasmait, il y avait dans ses déclarations suffisamment de questions pour que l'on s'interroge sur les circonstances de sa mort. Or après que la presse eût mis en doute la version officielle du suicide, cette version évolua brusquement.

On avait retrouvé dans la sacoche de Fabienne des papiers en provenance d'un homme avec qui elle avait noué une relation de toute grande confiance, après un séjour à l'hôpital de Charleroi (novembre 1998). Et cet individu était devenu un suspect. L'affaire fut mise à l'instruction début janvier. Et les premières déclarations de cet individu que l'on avait intercepté en France présentaient suffisamment de trous de mémoires, de contradictions et de mensonges, selon le Juge Comeliau, pour que l'on procède à son arrestation. Mandat d'arrêt fut donc délivré, et la version du suicide. abandonnée.

Le corps de Fabienne fut exhumé, et (enfin !) autopsié. Mais aucune trace de coups n'ayant été découverte, l'individu fut remis on liberté tout on restant inculpé. On en est là actuellement.

À vérifier simplement s'il ne s'agit pas d'un crime passionnel. Sinon il faudra bien en revenir à la version officielle du suicide au méthanol.

Le normal et l'anormal

Quant à Bruno Tagliaferro, tout est normal. Le corps en se dégradant produit du cyanure. Vous ne le saviez pas ? C'est tellement normal que toutes les autopsies, en Belgique, devraient le mentionner : nous avons constaté un certain taux de cyanure, mais c'est normal, puisque tout cadavre en produit. En fait c'est tellement banal qu'aucun rapport d'autopsie ne porte cette mention. Donc ce qui est anormal, c'est que tout d'un coup, un rapport d'autopsie signale un taux normal de cyanure. Tellement normal que lorsque les enquêteurs de Neufchâteau ont envoyé des échantillons aux États-Unis pour analyse, les experts américains ont trouvé que ce taux était anormal.

La capacité à distinguer, par le bon sens et la simple logique, non le vrai du faux, mais le normal de l'anormal est une des conditions de la survie de l'esprit de vigilance des citoyens. Et le seul moyen de détecter les fondements, finalement fragiles, des réalités construites pour en cacher d'autres.

Comités Blancs
73 rue de Flandre, 1000 Bxl


 

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