alternative libertaire 215

CENTRE SOCIAL

Qui sommes-nous ?

Aux origines
d'un carrefour de résistances...

Le projet de Centre social est composé de petits groupes comme d'individus (qu'ils soient chômeurs en majorité, mais aussi étudiants et travailleurs) qui se sont rencontrés au gré de la vie ou lors d'activités à caractère social, par exemple les Marches européennes contre l'exclusion en 1997 ou les occupations de plusieurs lieux dans Bruxelles...

Nous nous situons plutôt dans une histoire, une mouvance, un réseau qui s'inspire de certaines valeurs héritées du passé et retravaillées à l'aune de nos singularités. Si nous pouvons dire que nous nous retrouvons sans doute toutes et tous derrière certains mots tels que liberté, résistance, autonomie, création, solidarité... Nous nous opposons aussi à une conception du monde qui réduit l'humain à une marchandise ou à un objet...

Le lien qui réunit le projet de Centre social est double.

D'une part, la réappropriation de bâtiments vides dans Bruxelles pour y vivre et, d'autre part, pour y construire à l'intérieur une multitude d'actions, d'expériences, d'activités... au gré des envies singulières et collectives, telles que des ateliers de peinture, d'écriture, de photo, de musique, de danse, de théâtre, ou encore des collectifs d'auto formation, d'affichages, de chômeurs, de réseau inter squats, etc...

- Un espace pris comme point d'autodétermination et non comme marginalité.

- Un espace insoumis aux règles du dieu argent et de la déesse consommation ainsi qu'à la politique de la résignation.

- Un espace où l'on se réapproprie son temps de vie, sa capacité de penser, d'agir, de divulguer une information autre que celle que les médias nous balancent selon les règles de la pensée unique et des lois du marché mondial.

- Un espace de coopération, créer des espaces multiples singuliers, collectifs, véritables machines de lutte qui abordent par le micro politique comme les capacités de ces espaces d'intervention, d'analyse et de réflexion sur les mouvements sociaux, les problèmes tabous (répression policière, de l'Onem, mercantilisation du sol urbain, pauvreté, fascisme masqué ou non etc...) ainsi que les nouvelles expériences de lutte dans le monde qui sont porteuses d'espoir (zapatistes au Mexique, sans-papiers, chômeurs, grévistes en France, Clabecq, marche blanche en Belgique, mouvement des sans-terre au Brésil, mouvement des centres sociaux et des occupations rurales en Europe, mouvement Hip Hop, etc...).

- Un espace accessible à tous, où peuvent exploser les créations, manifestations artistiques autres que celles de la culture de consommation, de l'art du moi je, de Dame Télévision. Ce projet ne se construit pas autour d'un programme, ni d'une ligne politique mais plutôt en relation avec des idées, des envies, celles d'expérimenter et de créer d'autres formes de vies, de relations, de tracer des lignes de liberté, de résistance et de solidarités...

Qu'est-ce qu'on attend de vous ?

- Une solidarité dans le présent. Éh oui ! Ce type de projet comme tout acte d'insoumission est confronté à un grand nombre de (ré)pressions (police, propriétaire, médias, commune...).

Rien n'est jamais acquis définitivement dans une occupation, et donc, dans les semaines, dans les mois qui viennent, nous aurons toujours besoin de votre soutien, de votre présence, pour prouver notre force ! Votre aide, ainsi que des dons de matériel... et un soutien financier sont toujours les bienvenus !

- Une implication personelle. Cet espace est grand et permet donc d'accueillir un grand nombre de projets, d'idées, de désirs... Nous aimerions qu'il soit, toujours plus largement, un lieu de rencontre, d'échanges, de créations, de fêtes mais aussi un foyer de résistance où s'expérimentent d'autres formes de relations sociales (solidarités, coopérations, autonomie, démocratie directe...).

Si vous sentez l'envie de prendre votre part dans cette expérience, dans cette aventure, laissez-nous vos coordonnées, nous vous contacterons...

Comment nous organisons-nous ?

Beaucoup de gens nous demandent de nous définir. Êtes vous marxistes ? anarchistes ? baba cool ? pacifistes ? néo-punks ? Hip-Hop-activistes ? Réformistes ? Terroristes urbains ? etc....

Tout d'abord nous refusons ce style de questions schématiques. Celles-ci se fondent sur des représentations préconçues de ce que c'est que faire de la politique et/ou de militer.

Pour nous le politique n'est pas aller voter ou posséder sa carte de parti ou encore se coller une étiquette sur le front mais bien une pratique quotidienne qui s'inscrit dans toutes les dimensions de la vie (culture, sexualité, rapports sociaux, humains....).

Pour ces raisons, notre mode d'organisation a comme base l'assemblée, la démocratie directe c'est-à-dire la gestion, l'organisation, la prise de décisions collectives concernant le centre social. Nous sommes évidemment conscients que le système assembléaire a aussi ses limites mais c'est le seul qui représente et met en pratique le mieux nos idées et nos désirs.

C'est une sorte d'école démocratique de base, de responsabilité, d'expérimentations utopiques dans le présent !

Voilà, beaucoup de choses encore à dire sur le projet de Centre social... En attendant, ici et maintenant, nous nous réapproprions l'espace pour le libérer et y faire la fête... le plus souvent possible !

Centre social
167 rue de la Victoire
1060 Bruxelles
02/539.04.55
Tract rédigé en mars 98
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Pour en savoir +

Collectif contre les Expulsions


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