alternative libertaire 216

RESEAU NO PASARAN

Reconstruire
l'alternative

Ah, la sacro-sainte économie capitaliste,
cette nouvelle religion qui impose
sa domination à l'ensemble du globe !
Toute-puissante elle détruit la planète :
pollution des éléments naturels,
déforestation,
création d'organismes génétiquement modifié,
brevet sur le vivant...

Non contente, elle asservit et exclut des populations entières. Pour maintenir son dogme, elle donne à chacun un contrat social se limitant à : se plier ou être brisé. Le système éducatif, la publicité, les médias, conditionnent les esprits, violent la liberté de pensée et dictent les modes de vie.

Le Nord a instauré son modèle comme le seul et l'unique. Les pays du Sud et de l'Est, infériorisés, sont maintenus dans la servitude, par la guerre si nécessaire. Les multinationales y exploitent à leur gré et sans merci, matière première et main-d'œuvre. Le Nord impose au reste de la planète ses volontés concernant l'économie, l'organisation sociale et le régime politique.

Les écarts de richesses s'agrandissent aussi au Nord. La politique libérale accroît la masse des "exclus" et l'asservissement des salariés par la flexibilité et la précarité. Elle s'étend à tous les secteurs par la privatisation du service public. Face à la peur de l'exclusion la soumission à la loi de marché devient totale et l'individualisme, la compétition se développent. L'indifférence face à ceux qui sont victimes de la misère se banalise.

Révolutionnons le travail. Au Moyen-Âge l'ordre social, d'essence divine méprise les activités productrices qu'elle réserve aux paysans. Après le XVIIIe siècle, l'échange économique devient le lien social reconnu, par le commerce et le travail.

Dans nos pays industrialisés la valeur sociale de l'emploi salarié (et son corollaire : la consommation) reste ancré comme unique garant de "l'insertion". Or la quantité de travail diminue. Cela pousse chacun à une lutte quotidienne pour rechercher ou conserver un emploi; à supporter la flexibilité, la précarité et les humiliations quitte à devenir des esclaves corvéable à merci. Le travail, arme du système, domine, contraint puis broie les individus.

Aujourd'hui les lois du marché organisent la vie sociale. Et les rapports de proximité déjà détruits par la désocialisation représentent un gisement pour le profit et l'emploi sous la forme des services (emploi-jeunes...).

Pour faire accepter la conséquence logique et barbare du système capitaliste : la crise, les gouvernements et les multinationales agitent le mythe de la croissance. Cet "espoir" est un leurre. Les taux de croissance sont bel et bien en augmentation mais ils sont déconnectés du progrès social. L'augmentation des richesses ne peut en aucun cas résoudre la non-satisfaction des besoins élémentaires de l'humanité car c'est la confiscation de moyens matériels par une classe qui en est la cause.

Le revenu garanti qui sépare salaire et emploi, la gratuité, application matérielle de l'égalité, sont des pistes à suivre pour une autre société.

Il est nécessaire de donner sa vraie place au travail : une activité socialement utile, parmi d'autres. Nos rapports sociaux et nos désirs doivent déterminer le processus productif et non l'inverse. L'économie doit permettre d'approcher les choix collectivement définis.

Circulons librement pour partager les richesses ! (sociales, économiques, culturelles, politiques). L'Europe développe une politique qui se veut de plus en plus répressive en matière de liberté de circulation. Ici, à l'intérieur de la forteresse Europe, tout étranger est suspect. Quand 20% de la population mondiale consomme 80% des richesses planétaires, quand 358 milliardaires possèdent à eux seuls une fortune équivalente à celle d'un milliard de personnes vivant dans les pays pauvres, il semble évident que ceux et celles qui détiennent ces richesses cherchent à se protéger. Ils se protègent au niveau mondial en ne cessant de fermer les frontières avec les pays pauvres. Mais aussi sur le plan national : il faut bien empêcher les 100 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté dans les pays du Nord de se réapproprier les richesses sociales (logement, santé, éducation, alimentation, plaisirs). En agitant le spectre de l'invasion, en exacerbant les sentiments xénophobes, ils désignent un bouc-émissaire : les étrangers. La liberté de circulation intégrale des hommes et des femmes est la seule alternative possible pour ceux et celles qui refusent le monde tel que les plus riches sont en train de le construire. La liberté de circulation est contraire à la volonté néo-libérale qui souhaite faire de la population mondiale une main d'œuvre corvéable à merci et au moindre coût. Liberté de circulation et d'installation signifie réappropriation et partage des richesses.

Chômeurs, précaires ou travailleurs, l'avenir n'est pas dans la division et la concurrence entre nationaux ou migrants. L'avenir est dans la lutte commune pour la liberté de circulation et la réappropriation des richesses mondiales.

Pour qu'en Europe la liberté de circulation et d'installation devienne une réalité...

- Régularisation et obtention d'une carte de résident pour tous les sans-papiers !
- Fermeture immédiate des camps de rétention !
- Suppression des visas !
- Abrogation des lois xénophobes !

Il faut vouloir la mort de cette société qui agonise pour préparer celle qui est possible.

Réseau No Pasaran
21, ter rue Voltaire 75011 Paris



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