Manifestation
le 9 octobre
devant
le Centre fermé
de Vottem
.
départ à 15h de l'enclos des fusillés

Le centre fermé de Vottem est une prison gui ne dit pas son nom. Il fonctionne depuis le 10 mars 99. Des étrangers qui n'ont commis aucun délit y sont incarcérés parce qu'ils n'ont pas ou plus de papiers. Le régime de vie y est très répressif : fouilles régulières, courrier contrôlé, communications avec l'extérieur limitées, sanctions, cachots... Les détenus sont soumis à l'arbitraire sans aucune possibilité de déposer plainte auprès d'une instance indépendante.

Les centres fermés comme celui de Vottem servent d'antichambre aux expulsions. Celles-ci ont tué et tueront encore. Il y a un an, Semira Adamu était assassinée dans les conditions que l'on sait. D'autres ont failli subir le même sort. Au cours des derniers mois, les expulsions ont aussi tué en Allemagne et en Autriche. On sait maintenant, suite à de nombreux témoignages incontestés, que les bâillons, les menottes aux pieds et aux mains, les tabassages, les injections de calmants sont des procédés couramment utilisés en cas de résistance importante de l'étranger expulsé.

Le gouvernement veut expulser 15.000 sans-papiers par an. Ceux-ci mènent depuis plus d'un an une lutte difficile. Tous leurs témoignages ont montré la détresse dans laquelle vivent des êtres humains sans droits, soumis à la surexploitation, sans soins médicaux dignes de ce nom, vivant dans la peur constante d'être contrôlés, enfermés et rapatriés.

Que fait et que fera le nouveau gouvernement ? Le programme gouvernemental ne remet pas en question l'existence des centres fermés, ni même les aspects les plus répressifs de leur règlement. Pire encore, des détenus ne sont pas libérés au terme de la durée maximale d'incarcération prévue dans la loi (5 mois) sous prétexte qu'ils ont refusé leur rapatriement ! En matière d'expulsions, le nouveau ministre de l'intérieur déclare que la loi don être respectée. Si un demandeur d'asile n'a pas obtenu le statut de réfugié, si un étranger est sans-papiers, ils doivent être expulsés. Le nouveau ministre a même opté pour des expulsions par vols sécurisés, c'est-à-dire par jets privés, sans témoins, sans contrôle, où les dérapages seront forcément pires que dans les avions de ligne ! En matière de régularisation des sans-papiers, les déclarations vont dans le sens du maintien de la politique antérieure : elles ne seront accordées qu'au compte-goutte.

Depuis l'ouverture du centre de Vottem, des actions concrètes sont menées au quotidien : parrainages de détenus, solidarité concrète, présence devant le centre fermé deux fois par semaine, etc. Cette lutte doit continuer et s'amplifier. Mais il faut aussi mener une lutte plus globale pour imposer nos revendications aux décideurs politiques. C'est pourquoi nous vous appelons à manifester le 9 octobre 1999 pour les revendications suivantes...

Non aux centres fermés
Non aux expulsions
Régularisation générale et immédiate des sans-papiers



LE SOMMAIRE DU NUMÉRO 221

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