Les éditions Alternative Libertaire
et les éditions du Monde Libertaire
vous proposent une brochure de 80 pages
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La plus rebelle
des radios... c'est

Radio Libertaire

Coordination
Élisabeth Claude - Jean Pierre Fontan
Nicole Heyman - Philippe Raulin
secrétaires de Radio Libertaire


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Radio Libertaire


Sommaire
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     Introduction
  Radioter, quel plaisir !
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     Chapitre premier
  Toutes les émissions de Radio Libertaire
  Les prénoms des animateurs de radio Libertaire
  Les émissions du lundi
  Les associations qui participent à la vie de radio libertaire
  Les émissions du mardi
  Les émissions du mercredi
  Les émissions du jeudi
  Les groupes FA qui participent à la vie de radio libertaire
  Les émissions du vendredi
  Les voyages avec Radio Libertaire
  Les ennuis de Radio Libertaire
  Des radios libertaires et alternatives...
  Les émissions du samedi
  L'histoire de Radio Libertaire
  Les mots pour le dire...
  Les émissions du dimanche
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     Chapitre deux
  Le fonctionnement de Radio Libertaire
  La programmation
  Les finances
  Les aspects technique
  L'administration
  Le contrat d'émission
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     Conclusions
  Radio Libertaire :
   Une expérience sociale libertaire
   Une utopie en marche
   Des questions et des projets
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  Annexes
   La librairie Publico, le Monde Libertaire, les éditeurs.
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Intro
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Les titres auxquels vous avez échappé
16 ans, tant de révoltes et toutes ses cerises !!!
ou
Mon clafoutis à moi, c'est Radio Libertaire
et finalement...
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Radioter : un plaisir ?
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 Comment est il possible qu'après 16 ans de fonctionnement, une radio telle que Radio Libertaire existe toujours ? C'est d'abord en s'interrogeant sur les motivations des individu es qui y participent que nous trouverons des éléments de réponse. Ainsi nous pourrons mieux comprendre comment ce militantisme réunit autant de personnalités si différentes autour d'un projet commun.
 Pour les personnes qui ne militent pas, la vision courante du militantisme en fait une activité fatigante, routinière, très peu valorisante ; il est vrai que la racine du terme "militant"   "militis", d'origine obscure, peut être étrusque   est la même que celle du mot "militaire" ; le militant est certes dévoué, mais ne serait il pas un peu masochiste à courir d'une réunion à une manifestation, à écrire un tract ou rédiger un article ? Les "non  militants" ont souvent l'impression que le militantisme est une succession de contraintes et de conflits, de "choses" pénibles à vivre. Et parfois, il est vrai qu'il faut une bonne dose de révolte et de conviction pour trouver le courage de se lever et de distribuer un tract avant la prise de travail ou pour aller à une réunion de solidarité avec d'autres camarades.
 Or, il semble que l'activité radiophonique, exercée à Radio Libertaire, échappe à ce goût du sacrifice. Il y a malgré tout quelques contraintes : être à l'heure pour ne faire attendre ni les invités, ni les auditeurs, ni l'émission précédente, finir à l'heure pour ne pas se fâcher avec les compagnons de l'émission suivante. Il est sûr que toutes les émissions se réclament d'une certaine forme de militantisme, mais elles ont sans doute toutes en commun de s'appuyer sur une motivation individuelle forte à s'exprimer et à communiquer avec d'autres.
 Pourquoi est ce que cela marche depuis tant d'années ? Ne serait ce pas que les personnes qui conçoivent une émission et la réalisent chaque semaine (ou presque) y trouvent quelque chose d'autre ?
 Et ce "quelque chose" ne s'appellerait il pas le plaisir ?
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 Du plaisir pour les militant e-s ?
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 Le plaisir de croire qu'on a quelque chose à dire, de plus intelligent, de plus original, de plus intéressant que d'autres, et notamment des "grands médias", souvent synonymes de langue de bois et de manipulation des informations. Le plaisir de croire que beaucoup d'auditeurs attendent régulièrement nos commentaires, informations et analyses.
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  Être une équipe de copines et de copains
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 Le plaisir de retrouver ses copains et copines de l'émission, un peu comme à l'entraînement de karaté ou à la piscine : on y va un peu pour soi et beaucoup pour retrouver des potes ; ainsi, on surmonte un moment de flemme ou de découragement : si aujourd'hui je suis un peu endormi sur le micro, la semaine prochaine ce sera peut être un autre et on s'entr'aide pour que l'émission ait quand même lieu, par respect d'un engagement pour quelqu'un qu'on ne connaît pas, "l'auditeur", ou pour le seul auditeur que l'on connaît parce qu'on sait qu'il nous attend ("si ! si ! je te promets, samedi prochain je t'écoute...").
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 Parler plutôt qu'écrire
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 Pour nombre de militants, le rapport à la parole est plus aisé que le passage à l'écriture : celle ci laissant une trace plus pérenne nécessite une forme plus élaborée d'expression alors que la prise de parole est plus familière aux militant es.
 Il est plus facile de raconter, le plus souvent en direct et "à chaud", ce qu'on vit dans une grève ou une action que d'écrire des revendications, de relater des événements ou d'analyser une situation.
 L'échange oral est beaucoup plus direct et interactif que l'échange écrit : tout de suite des interrelations se créent, dans le studio entre les personnes présentes, sur l'antenne, avec l'auditeur qui téléphone.
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 Réaliser quelque chose
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 Le plaisir de réaliser quelque chose de concret et d'éphémère : même si on enregistre, certains ne réécoutent jamais leurs émissions ; d'autres, au contraire, prennent le temps de réécouter leurs bandes pour améliorer leur diction, éviter les redites, les tics de langage (euh...).
 L'émission, même si elle demande une certaine préparation, peut se faire aussi sans préparation systématique (même si la qualité s'en ressent... surtout à long terme).
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 Un avantage et un inconvénient
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 Ce plaisir que les animateurs et animatrices éprouvent à réaliser leur émission, c'est cela qui donne un élan, un mouvement et que quelque chose se passe avec les auditeurs et auditrices.
 Le revers de la médaille est que certains ne fassent une émission que d'un point de vue "nombriliste", pour eux mêmes et leur propre plaisir. 95% des émissions étant réalisées en direct, cela explique quelques dérapages, quelques insuffisances mais c'est un choix assumé par Radio Libertaire.
 Et puis, n'y aurait il pas en chacun de nous un certain plaisir à s'écouter parler ?
  Du plaisir pour les invité es et les animateur trices ?
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 Accueillir et débattre
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 Le plaisir d'accueillir des invités, de faire connaissance, de les écouter, de dialoguer avec eux sur tel ou tel sujet, de les interpeller et de débattre. L'absence de souci quant à la publicité à caser impérativement à telle seconde ou quant à la play list à passer obligatoirement (dans la majorité des autres radios, la play list est une liste de tubes, déterminée par le directeur d'antenne et les annonceurs publicitaires, les producteurs de disques et de spectacles et imposée aux animateurs d'émissions).
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 Un espace pour la liberté d'expression
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 Ce plaisir est dans le sentiment d'une grande liberté de parole, tant pour les animateurs que pour les invités. Bon nombre d'invité es le disent fréquemment : Radio Libertaire est le seul espace où on a toute liberté de s'exprimer ; ceux et celles qui ont eu l'occasion de fréquenter d'autres médias (et notamment la télévision) se réjouissent d'avoir le temps de développer leurs arguments, d'affiner leur raisonnement, d'avoir la faculté de dire ce qu'ils veulent dire. Alors qu'ailleurs les animateurs leur coupent la parole sans vergogne. Ici, ils interpellent, voire contredisent mais laissent toujours l'invité s'exprimer et répondre : le débat n'est pas ficelé, ni contraint par une horloge publicitaire ou du "politiquement correct". Radio Libertaire est un banc d'essai pour être plus à l'aise ailleurs, elle permet un vrai travail d'élaboration de la pensée et du discours ; elle offre un réel espace de dialogue.
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 Du plaisir pour les auditeurs et auditrices
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 Écouter plutôt que lire
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 La facilité pour les auditeurs de se brancher (ou de se débrancher ou de zapper) alors qu'un journal   comme le Monde libertaire   il faut le trouver, s'abonner ou l'acheter, puis le lire. Cela représente un effort, une contrainte, une occupation en tant que telle, alors qu'écouter Radio Libertaire permet de faire autre chose : comme d'habitude, en écoutant Radio Libertaire sur 89.4, les filles repassent leurs voitures pendant que les garçons réparent le linge...
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 Débattre aussi
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 La possibilité pour les auditeurs d'intervenir dans un débat, d'exprimer un point de vue, de transmettre une information importante (telle manifestation...). Par ailleurs, les équipes des émissions sont facilement accessibles par téléphone : répondre, réagir, compléter une information, contester ce qui vient d'être dit à l'antenne, quoi de plus attractif et de plus vivant pour la planète des auditeurs ? Même si ce n'est pas toujours confortable pour les animateurs de gérer plusieurs appels et cette contestation. Les stations publiques ou commerciales elles-mêmes ouvrent   en sélectionnant et en contrôlant les appels   leurs standards aux auditeurs, conscientes qu'il y a là une réelle demande d'espaces d'expression "démocratique".
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 Faire des rencontres et participer
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 Les débats organisés régulièrement à la Librairie du Monde Libertaire avec des invité es des émissions, les réunions publiques annoncées sur les ondes, les manifestations permettent aux auditeurs et auditrices de rencontrer les animateurs trices de Radio Libertaire et les militant es de la Fédération anarchiste, de mieux connaître les différentes facettes de l'anarchisme.
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 Soutenir un média pas comme les autres
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 Dire adieu à ses 100 francs pour une carte d'auditeur, répondre aux souscriptions pour un nouveau local ou une table de mixage, venir à une brocante, une exposition ou un concert de soutien, donner un radiateur ou un micro, une platine ou des disques, envoyer une carte postale ou un CD, un livre ou un fanzine, tous les moyens sont bons pour soutenir et faire vivre Radio Libertaire. Merci à toutes et à tous de poursuivre votre soutien.
 Cependant, malgré toutes ces occasions de rencontres, pour les responsables de Radio Libertaire, vous, nos auditeurs et auditrices, restez comme un continent inconnu de Radio Libertaire : combien êtes vous ? d'où venez-vous ? nous écoutez nous tous les jours ou tous les ans ?
 Et pourtant, nous avons rencontré Germaine, et tant d'autres, qui nous découvrent aujourd'hui ou qui nous connaissent depuis longtemps et qui apprécient que nous existions. Nous avons vu les cortèges de travailleurs d'Air France ou des intermittents du spectacle applaudir le stand de Radio Libertaire et de la Fédération anarchiste aux manifestations de l'hiver 1995. Nous avons distribué tant de numéros du Monde libertaire et de grilles de programme de Radio libertaire aux manifestants, sans papiers, sans emploi, sans abri... Nous avons entendu bon nombre de manifestants qui s'exclamaient : "Vous existez encore, c'est génial !". Nous avons lu le message chaleureux de tel ou tel, qui, à l'occasion d'un chèque, ajoute un petit mot : "C'est super, continuez !". Nous avons rencontré Lulu entendant par hasard, dans les années 80, les chansons qu'il aimait sur 89,4 (Brel, Ferré, Brassens, etc.) et venant nous voir, puis assumant la technique des Chroniques syndicales depuis plus de 10 ans et adhérant à la Fédération anarchiste.



 

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