libertaire

 
mouvement anarchiste


Avec un air d'an 01
Ou comment
couper quatre cheveux en un
(Benjamin Péret)
NIORT / OCTOBRE 2001

Nous avions signé l'Appel au printemps. Rendez-vous était pris à Niort.

Question idiote : Vous allez à la ville des mutuelles ?

Arrivée dans une petite gare pleine de soleil, attente café. Bref on lézarde un moment.
Route agréable avec les compagnons venus nous chercher.
Ils nous expliquent que nous allons dans un centre tenu par des protestants, Niort fut un haut lieu parpaillot. Petite histoire des lieux, brossée à grands traits par nos guides.
Envoyer quelqu'un à Niort en argot, c'est nier ce qu'il dit.
Jeu de sons ou autre origine, demande l'un de nous. On parle alors des ganteries, des peaux de chamois.

Celles sur Belle, le beau nom, à en faire bêler nos élans lyriques !
Arrivée dans une superbe bâtisse de pierres blondes, où une Thyde, toute de rouge et noir vêtue, nous accueille.
Si des brochures et des bouquins n'étaient sur des tables on pourrait croire le temps suspendu.
L'AG a commencé. Nous retrouvons un ami venu de Lisbonne, un des rares hors hexagone à avoir fait le déplacement.
Peu de femmes dans la salle (mais on a vu pire !), autant de jeunes croûtes que de vieilles.
Babar et ses complices présentent l'appel et l'organisation de l'après-midi, visant à ce que se disent les pourquoi de l'appel et les pourquoi nous l'avons signé.
Beaucoup de participants ne se connaissent pas. Toute la palette du mouvement libertaire est présente.
Nous nous retrouvons alors par petits groupes. Petits ? Les autres sans doute, mais celui où nous sommes ne cesse d'enfler, non à cause du potentiel d'aimantation de son animateur, mais parce qu'il se tient le cul dans le gazon.
D'une dizaine au départ nous nous retrouvons plus de trente en quelques minutes, et imposons aux autres nos délais à rallonge. Et l'une de nous se disait qu'au Chiapas il faut trois mois pour qu'une proposition de décision, allant d'une vallée à l'autre, fasse le tour d'une assemblée et revienne.
Résultat : l'ordre du jour est changé, et ce qui était prévu le soir se fera le matin.
Les attentes en cacophonie et en accords majeurs se retrouvent dans la synthèse faite à chaud. Après avoir livré oralement leurs conclusions à l'assemblée plénière, les preneurs de notes se retrouvent à l'instant du dessert pour une synthèse générale.
Sniff, pensent les gourmands, on est privés de dessert.
C'est alors qu'entre dans la salle des malheureux punis une superbe copine toulousaine en jupe moirée, apportant un plateau d'éclairs.

L'unité pas l'uniformité, la bonne volonté générale, l'humilité teintée d'humour et les délices d'un coq au vin suivi d'îles flottantes avaient un goût de rêve d'enfant où l'on sait que c'est bien possible, c'est juste ça . Micros rétifs, bavards intempestifs, mais plutôt moins que de coutume, en somme sérieux et délicatesse permettant d'engager un échange dont chacun avait pris la mesure de l'enjeu.
Echange périlleux que celui sur l'unité libertaire, mais grâce à ceux qui organisèrent ces journées, et à ceux qui vinrent, nous entrâmes à pas menus mais fermes dans l'inconfort du sujet, et des pistes s'ouvrirent.

Pari tenu. Merci à ceux qui lancèrent l'appel comme à ceux qui concrétisèrent ces journées.

Claire et Marie-Dominique













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